Still dangerous
(RD Records – 2026)
Durée 60’22 – 13 Titres
https://www.facebook.com/mike.dangeroux
Né dans le terreau brûlant du Chicago Blues, Mike Dangeroux s’est imposé au fil des années comme l’un des guitaristes les plus intègres et les plus passionnés de sa génération. Sur scène, il a côtoyé des figures majeures comme Koko Taylor, Mississippi Heat, J.W. Williams, Nellie Tiger Travis, et même Buddy Guy avec qui il a partagé l’énergie électrique du club Legends.
Dangeroux n’est pas seulement un musicien, c’est également un conteur. Chaque note, chaque inflexion de voix porte un vécu, une histoire, un fragment de vie. Sa musique s’inscrit dans la tradition du blues de Chicago, mais elle s’autorise des échappées vers le rhythm’n’blues, la soul, et une écriture contemporaine qui lui permet de toucher un public bien au-delà des puristes.
Avec son précédent album, « 15 Shades Of Blue », il avait déjà démontré sa capacité à moderniser le genre sans le dénaturer. A peine un an plus tard, ce nouvel effort arrive comme une nouvelle étape, plus introspective, plus rugueuse, plus personnelle.
Dès les premières mesures, « Still Dangerous » s’impose comme un disque de maturité. Sorti début aout, cet album de douze titres est une plongée dans les émotions brutes, amour, perte, rédemption, colère, nostalgie… Dangeroux y livre un blues qui ne cherche pas à séduire par la facilité, mais par la vérité.
L’album s’appuie sur une production chaude, organique, où la guitare occupe une place centrale. Dangeroux y déploie un jeu tantôt incisif, tantôt caressant, toujours habité. On retrouve cette capacité rare à faire parler l’instrument comme une voix supplémentaire, un témoin de ses propres histoires.
Deux titres se distinguent particulièrement. « Where’s My Money », un morceau nerveux, presque cinématographique, où la tension monte comme dans un film noir. Le groove est serré, la guitare claque, et la voix porte une colère contenue. A l’opposé, « Delta Girl » est une ballade moite et sensuelle, héritière des grandes heures du blues sudiste. Dangeroux y montre son talent pour les atmosphères, les nuances, les respirations.
Mike Dangeroux le dit lui-même, cet album incarne son parcours, dans la musique comme dans la vie. Et cela s’entend. « Still Dangerous » n’est pas seulement une collection de chansons, c’est un récit, une introspection mise en musique. On y sent les cicatrices, les victoires, les doutes, les certitudes. Le blues comme il devrait toujours être, un miroir.
Disponible sur toutes les plateformes et en CD, l’album marque aussi un moment symbolique puisque Mike Dangeroux est sur le point d’être intronisé au Chicago Blues Hall of Fame. Une reconnaissance méritée pour un artiste qui n’a jamais cessé de défendre une musique authentique, vivante, et profondément humaine.
Avec « Still Dangerous », Mike Dangeroux signe un album puissant, sincère, et parfaitement aligné avec son identité artistique. Un disque qui rappelle que le blues n’est pas un genre figé, mais une matière vivante, capable de se réinventer entre les mains de ceux qui le comprennent vraiment.