Under the grip

(La Varenne Records – 2026)  

Durée 25’05 – 7 Titres 

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Dans le paysage du rock alternatif français, The Last Parade s’impose comme une silhouette singulière, à la fois introspective et résolument tournée vers le partage. Derrière ce nom, Bertrand de Beaumont trace un parcours où la sincérité prime sur la posture, où chaque accord devient une manière de se dire. Tout commence dans la chambre d’un grand frère, guitare en main, Dire Straits en fond sonore, une initiation instinctive, presque sacrée, qui plante la graine d’une vocation. De Pink Floyd à Nirvana, de Radiohead à Eminem, ses influences se mêlent sans hiérarchie, dessinant une cartographie émotionnelle où la curiosité est reine.  

Après des années de groupes et de collaborations, The Last Parade devient un projet solo, une quête d’identité musicale. Sa formule est épurée, guitare, ampli, reverb, voix brute. Pas de fioritures, juste l’essentiel. Ce dépouillement n’est pas une posture mais une philosophie, faire vibrer le vrai, questionner le “je” et le “nous”, explorer le silence autant que le son. Son premier EP, « The Past Always Leads To A Light », posait déjà en 2024 les bases d’une introspection lucide, comprendre ce qu’on est, ce qu’on devient, ce qu’on partage.  

Avec « Under the Grip », annoncé pour le 30 octobre 2026, The Last Parade franchit une étape. Sept titres mûris sur plus d’un an, façonnés par la scène et par le temps. L’album s’écoute comme un journal intime mis en musique, une traversée de l’emprise, celle de soi, des autres, des injonctions sociales, et du lâcher-prise. Le fil rouge est clair, se libérer sans renier, avancer sans masquer.  

Dès « Nuances », l’ouverture, la tension s’installe avec des riffs nerveux, une voix habitée, une urgence contenue. « Cornerstone » enchaîne avec une énergie plus lumineuse, presque cathartique, où la mélodie se fait refuge. L’acoustique de « My Old Friend » dévoile une fragilité désarmante, avant que « Let Go » ne relance la dynamique, entre rage et apaisement. 

« The Same Mold » creuse la question de la répétition et du dépassement, comment ne pas se fondre dans le moule ? « By The River » apaise, suspend le temps, avant que la version electro de « My Old Friend » feat. M3che ne vienne clore le disque sur une ouverture inattendue, preuve que l’univers de The Last Parade peut dialoguer avec d’autres mondes sans se perdre.  

Ce second EP est une affirmation, celle d’un artiste qui ne cherche plus à plaire mais à être. La production, volontairement brute, met en avant la sincérité du propos. On y sent la sueur du live, la vibration de la corde, la respiration entre les mots. The Last Parade ne triche pas, il avance, sans hâte, mais avec conviction.  

« Under The Grip » est plus qu’un disque, c’est une introspection mise en sons, une marche vers la liberté. Et quand Bertrand de Beaumont chante, on comprend que la dernière parade n’est pas une fin, mais un commencement.  

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