Toboggan
(At(h)ome – 2026)
Durée 46’19 – 11 Titres
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Auteur-compositeur-interprète originaire de Lorraine, Alex Toucourt s’est imposé au fil des années comme l’une des voix les plus attachantes et les plus fines de la scène chanson-pop actuelle. Autodidacte, il attrape sa première guitare à huit ans et ne la lâche plus. Très vite, il devient multi-instrumentiste, façonne ses propres chansons et développe une esthétique personnelle, chaleureuse et délicatement ciselée.
Après plusieurs albums et des années de scène, de collaborations et de projets jeune public, Alex Toucourt revient aujourd’hui avec « Toboggan », son quatrième album, enregistré entre août et septembre 2025 et co-réalisé avec Alexis Campet. Un disque qui confirme la maturité d’un artiste capable de mêler douceur, lucidité et modernité sans jamais perdre son humanité.
Avec ce nouvel effort, Alex Toucourt signe un album qui porte bien son nom, une glissade émotionnelle, un mouvement continu entre l’élan de l’enfance et la réflexion adulte. Le titre évoque le jeu, le risque, la montée, la descente, la vitesse et la suspension, autant de sensations que l’on retrouve dans les onze titres du disque.
Dès « Nos rêves », qui ouvre l’album, on retrouve cette écriture sensible, attentive aux détails, capable de transformer une situation ordinaire en tableau pastel. Alex Toucourt excelle dans l’art de dire les choses difficiles avec douceur, comme le soulignaient déjà plusieurs médias, une capacité à peindre les épreuves avec des couleurs apaisées, presque consolantes.
Les chansons oscillent entre pop-folk, touches slam/rap discrètes et arrangements aériens qui laissent respirer les mots. « Dans le bon désordre » et « Pirater les hits » montrent une facette plus rythmée, malicieuse, tandis que « Les mains glacées » ou « La salle d’espoir » plongent dans une émotion plus intime, presque suspendue.
Ce qui interpelle dans « Toboggan », c’est la manière dont Alex Toucourt parvient à observer le monde sans cynisme, à poser un regard aigu mais jamais amer. L’album interroge nos rythmes, nos doutes, nos élans, mais toujours avec une forme de bienveillance lucide. On y sent la maturité d’un artiste qui a grandi sans perdre la fraîcheur de ses débuts.
Les textes sont ciselés, les mélodies accrocheuses sans être faciles, et l’ensemble dégage une cohérence rare, un disque pensé comme un voyage, une trajectoire, un mouvement continu.
La co-réalisation avec Alexis Campet apporte une modernité assumée, entre pulsations légères, textures fines, équilibre entre organicité et touches électroniques discrètes. L’album sonne actuel sans renier l’ADN folk-pop de l’artiste.
Les onze titres, de « Brûler le temps » à « Quelques strophes », jusqu’à « Si retombe la fièvre » forment un ensemble homogène, élégant, où chaque chanson trouve sa place dans la narration globale.
Avec « Toboggan », Alex Toucourt signe l’un de ses albums les plus aboutis, un disque sincère, finement écrit, musicalement riche, qui glisse entre légèreté et profondeur avec une aisance rare. C’est un album qui redonne de l’air, qui apaise sans endormir, qui questionne sans assombrir.
Un disque à prescrire largement pour sa capacité à faire du bien, tout simplement.