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Ecrit par Fred Delforge |
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samedi, 13 avril 2013
La dernière étoile (Tekini Records – Absilone – 2013) Durée 36’04 – 11 Titres http://www.manu-friends.com http://www.facebook.com/manufriends  Personne n’a pu oublier Dolly et la décennie marquée par le groupe jusqu’à sa fin tragique en 2005, la formation n’ayant pas survécu à son bassiste Micka … Réfugiée dans l’écriture pour essayer de s’en remettre, la délicate et sensible Manu finira au bout de deux ans de silence par coucher ses lignes sur un premier album solo avec à ses côtés son vieux complice Nikko mais aussi une section rythmique de choc avec Ben à la basse et Nirox à la batterie et connaîtra du même coup un réel succès, vendant plus de dix milliers de copies de l’ouvrage et s’offrant dans la foulée la grosse tournée qu’elle méritait et forcément le CD/DVD live qui va bien avec. Le temps de se remettre à l’écriture et de donner quelques concerts en 2011 et c’est avec les mêmes complices que la chanteuse et multi-instrumentiste retournera en studio pour y immortaliser une nouvelle volée de dix chansons plus un instrumental, des morceaux qu’elle a elle-même écrits et composés, seule ou en compagnie de Nikko mais aussi de France Cartigny qui lui a offert deux textes. Dans sa « Dernière étoile », Manu se livre entièrement et sans fausse pudeur, proposant des chansons dans lesquelles les mots sont le contrepoids naturel des mélodies, des mots qui sentent le rock à plein nez et qui se laissent juste rattraper par une larme de pop et une pointe de folk pour que le résultat soit encore plus beau, encore plus fin. Des claviers pour soutenir le tout, un peu de saxophone sur « Talk (About) » et un premier single, « Que fais-tu ? », proposé en numérique un trimestre avant la sortie officielle de l’album pour tracer la route à des pépites comme « J’attends l’heure », « J’oublie », « A la légère » ou « Le paradis », rien n’a été laissé au hasard sur un ouvrage réalisé par Nikko et mixé par Clive Martin, un effort à la fois intime et formidablement ouvert sur le monde qui ne devrait pas avoir beaucoup de mal à s’attirer les faveurs des nostalgiques de Dolly d’une part mais aussi et surtout de tous les amateurs de (bon) rock français ! Les retrouvailles avec la scène promettent d’être belles … |