vendredi, 28 février 2014
Fingers for guns (Volvox Music – PIAS – 2014) Durée 45’43 – 12 Titres http://www.killtheyoung.com  De leur premier album éponyme sorti en 2005 jusqu’à cette quatrième galette, les trois frères Gorman ont toujours eu à cœur d’évoluer, de parfaire leur style et de pousser la provocation dans ses derniers retranchements, un jeu que Tom à la guitare et au chant, Dylan à la basse et Olly à la batterie maitrisent depuis leur plus jeune âge puisque enfants déjà, ils s’efforçaient de faire le plus de bruit possible avec leurs instruments pour pousser leurs parents à intervenir ! Depuis cette époque, les salles gosses de Kill The Young ont pris de l’assurance, ont donné leur premier concert avant même leur majorité et ont signé avec un label français dès leur première rondelle, s’offrant même directement un tube, « Origin Of Illness », et partageant la scène des plus grands festivals avec des modèles comme Placebo, Depeche Mode, Franz Ferdinand et autres Kaizer Chiefs. Alors forcément, pour cette nouvelle sortie, Kill The Young a tenu à mettre encore un peu plus de pop dans son punk, un peu plus de fun dans son rock et plus globalement un peu plus de jus dans une musique qui fait taper du pied et secouer la tête dès que l’on presse sur la touche play. En une douzaine d’hymnes, les Anglais nous propulsent dans un univers où le terme indie prend sa véritable dimension et où l’on se sent aspiré par un groove omniprésent, par une dynamique imparable qui fait que chacun des titres ressemble à un hymne en puissance et qu’à ce rythme, ce n’est pas un refrain de « Fingers For Guns » que l’on se surprend à chanter sous la douche mais bel et bien tout l’album, un état de fait pas forcément très bon pour les ressources de la planète mais carrément génial pour les oreilles avec en ligne de mire des craqueries comme « Bad Bones », « Pilot Light », « Punch Drunk », « Love Is A lie » ou encore « Medicine Beach » ! Quarante cinq minutes d’accélérations puissantes et de freinages brusques, c’est ce que nous propose « Fingers For Guns » et il faut bien reconnaître que quand on arrive au bout de la rondelle, aussi lessivé que l’on puisse être, la seule vraie envie qui s’impose naturellement est celle d’y retourner pour un autre tour … Ready to rock ? |