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COUR SUPREME pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
dimanche, 02 mars 2014
 

#2
(Autoproduction – 2013) 
Durée 40’39 – 9 Titres

https://www.facebook.com/pages/Cour-Supreme/110058855696069 

C’est grâce aux retrouvailles de deux vieux routiers de la scène hexagonale qu’est né Cour Supreme, nous étions en 2008 au Salon de la Musique de Paris et le chanteur et guitariste Judge Fredd et le batteur Gilles Chevallier qui avaient foulé les planches ensemble aux côtés de J.J. Milteau, de Daran, de Jane Birkin et de quelques autres encore se souvenaient subitement qu’ils partageaient la même passion pour le rock et pour ses cachets les plus 70’s , ceux de ZZ Top, d’AC/DC, de Bad Co et autres Johnny Winter …  Rejoint par le bassiste et chanteur Jean-Marc Palma, un véritable enfant du rock, Cour Supreme finira par accoucher d’une première galette en 2012, un opus de cinq titres avec entre autres des covers de Feelgood et de Creedence à l’intérieur, juste de quoi se donner envie de frapper juste et fort puis de confirmer l’année d’après avec un vrai album gorgé de gros son et de compos qui envoient le boulet. Sept bombes pour les gros durs, deux douceurs pour les plus tendres, chez Cour Supreme, on ne vous trompe pas sur la marchandise et si les morceaux n’ont pas l’ambition de révolutionner le rock et le blues rock, au moins le trio a t’il la décence de les jouer avec ses tripes et avec un talent capable de faire grimper les plus endurcis aux rideaux, et sans forcer en plus ! Vous aviez aimé « #1 » ? Autant le dire tout de suite, vous allez faire des folies pour « #2 » tant ce qui est à l’intérieur  est captivant, et tout ça sans vraiment d’autres artifices que les doigts experts des trois diablotins qui s’échinent sur leurs manches et sur leurs baguettes pour un résultat brut de pomme, mais putain que c’est bon ! Des riffs à faire se damner les plus grands du blues, du boogie et du rock réunis, un chant qui vous attrape directement à l’os et une rythmique en forme de V8, il ne manque rien à des classiques en puissance comme « We’re Back », « Monkeys N’Donkeys / Mistakes », « So Many Times » et autres « Nothing To Lose » ou « It Ain’t Easy », et je ne vous raconte même pas la grosse baffe acoustique qui referme la rondelle avec « Heaven On Earth » ... Ca se déguste avec plaisir, un peu à la manière d’un vieil AC/DC comme « Dirty Deeds … », et tout bien pesé, on se dit qu’entre les deux, on n’a pas inventé grand chose capable de donner autant la trique, à part des cachets bleus mais ça, c’est une autre histoire !