samedi, 31 mai 2014
Terrain d’entente (Visa – Quart de Lune – Socadisc – 2014) Durée 53’04 – 12 Titres http://www.visalelabel.fr  Il a bien changé le paysage musical entre la première compilation sortie des Studios Campus en 1989 et ce nouveau florilège, et quand bien même la règle reste la même, à savoir assurer la promotion de nouveaux talents, la manière de faire a été révolutionnée, pas forcément dans le bon sens du terme, avec un désintérêt proportionnel à la baisse des ventes d’albums de la part des majors mais aussi de la part d’une partie du public pour qui la musique est devenu un produit genre fast food que l’on consomme sans essayer d’en trouver le goût et si possible sans bourse délier … Réunir une douzaine d’artistes et les convaincre de trouver un « Terrain d’entente » favorable à tous n’était pas chose évidente sur le papier, et pourtant c’est toute la pugnacité et toute la détermination d’une équipe et d’un label dont la dernière publication remontait à près de deux décennies qui auront conduit à cet ouvrage hors norme mais tellement passionné que l’on s’y intéresse forcément. Du rock plus ou moins énervé, un peu de pop, une dose non négligeable de folk, de chanson, de hip hop, d’electro , de punk, si ce qui unit tous ces artistes sur la même rondelle n’est pas forcément visible à l’œil nu, plus on avance dans un répertoire où se croisent Igor And The Hippie Land, Versari, Teleferik, Pearl & John, Medicine Groove Trio, Ottokraft, Crash Normal, Sophie OZ, Hélène Breschand & Jean-François Pauvros, Salinas, Rhys Chatham & Jean Marc Montera & Jean-François Pauvros & Fabien Thuraud et enfin In My Head, plus on se dit qu’il y a quelque chose de fort et d’indestructible qui se tisse au fil des pistes, une sorte de lien non écrit qui fait que l’on apprécie plus l’un ou l’autre des participants selon ses propres affinités mais que l’on en arrive aussi à apprécier le projet global pour ce qu’il représente, un instantané de la scène nationale en 2014 avec des goûts très prononcés et forcément toute la palette des sensations qui va avec. Fini les artistes biodégradables, l’heure est au bio tout court et ça s’entend ! |