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Ecrit par Fred Delforge |
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dimanche, 29 novembre 2015
Hard
rock’n’roll
(Brennus Music
– 2015)
Durée
60’27 – 12 Titres
http://www.stillsquare.jimdo.com
Formation française née en plein
avènement de la New Wave Of British Heavy Metal, Square a
lentement mais surement gagné ses lettres de noblesse au
début des années 80 en s’appuyant sur
des influences allant de Deep Purple à ZZ Top en passant par
Status Quo et c’est grâce à un premier
album chargé d’hymnes
fédérateurs que le groupe s’attirera
les faveurs de la presse spécialisée et des fans,
se retrouvant même sur la scène du France Festival
en 1985 au beau milieu de groupes comme Satan Jokers, Warning, Trust,
Stocks et Vulcain. Autant dire que l’avenir semblait tout
droit tracé pour le groupe et que l’enregistrement
de son second opus avançait bon train
jusqu’à ce que son label ne le lâche et
que Square se retrouve le bec dans l’eau en pleine
période de doute, une situation qui conduira le combo
à sa disparition scellée après un
dernier concert donné en compagnie de Little Bob Story. Deux
décennies plus tard, c’est sur la scène
du PMFF II que Square reprendra les armes, devenant pour
l’occasion Still Square, commençant dans la
foulée à écumer les salles et
festivals de l’hexagone et donnant finalement naissance
à son deuxième album tant attendu, avec
près d’un quart de siècle de retard
mais avec en prime quelques bonus. Trois années
passées à travailler sur un nouvel album et
revoilà aujourd’hui Guy Hoc au chant, Jean-Pierre
Napoletano et Thierry Fronty aux guitares, Pascal Gilleront
à la basse et Fabrice Trovato à la batterie avec
une troisième rondelle partagée entre le Square
des débuts, le classic rock et le hard rock, une de ces
tartines de heavy français qui mettent les nerfs en pelote
avec leurs gros riffs bien gras et leurs textes chantés dans
la langue du pays, une marque de fabrique chère au quintet.
Au programme, pas moins de douze pépites incendiaires
scandées avec fougue par un vocaliste qui n’a rien
perdu de sa superbe et portées par une paire de guitares
inspirée qui enfonce avec un certain savoir-faire les
banderilles plantées à même la chair
par une section rythmique remontée comme un coucou suisse.
De « S & T » à « Je
suis ma route », les amateurs de hard rock à
l’ancienne se régaleront de morceaux comme
« Sentinelle oubliée », «
Flying Dutchman », « Le bagne des maudits
» ou « Serial Killer » et bien entendu
d’un tittle track, « Hard
Rock’n’Roll », appelé
à devenir le nouvel hymne d’un groupe qui a pris
de la bouteille, mais dans le bon sens du terme ! On vous aura
prévenu …
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