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Ecrit par Fred Delforge |
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vendredi, 07 avril 2017
Flood & burn
(Autoproduction
– 2017)
Durée
48’51 – 12 Titres
http://www.seantaylorsongs.com
Il est né il y a une trentaine d’années
à Kilburn, un quartier au Nord-Ouest de Londres
où l’on trouve le berceau punk de Camden, mais
contre toute attente c’est dans un style plus calme et plus
délicat que Sean Taylor a choisi d’installer ses
instruments, le chanteur, pianiste et guitariste ayant
spontanément pris le chemin qui a fait de lui un storyteller
inscrit dans le sillage des John Martyn et autres Bob Dylan. Songwriter
impressionnant de talent, musicien plein
d’authenticité, l’artiste n’a
pas mis très longtemps à se faire une
réputation et après quatre passages au Festival
de Glastonbury et des premières parties pour les Neville
Brothers, George Benson ou encore John Foggerty, c’est un
nouvel effort qu’il nous présente, un ouvrage
produit et réalisé par Mark Hallman qui y tient
également une multitude d’instruments. Rejoint
épisodiquement par divers invités venus ajouter
des cuivres, du violon ou simplement des chœurs, le
« Troubadour » n’y va pas par quatre
chemins et nous séduit instantanément avec pas
moins de onze pièces originales auxquelles viendra se
joindre une unique reprise, un « Heartbreak Hotel »
que Sean Taylor s’est tellement bien approprié que
l’on jurerait presque qu’il l’a
écrit lui-même. De titres lents et intimistes en
morceaux un peu plus rythmés, « Flood &
Burn » nous réserve nombre de bonnes surprises
tout en s’efforçant de brouiller les pistes en ne
faisant jamais ni vraiment de la folk, ni vraiment du rock, ni vraiment
de la chanson, ni vraiment du blues, mais un peu de tout ça
à différents moments et avec une
réussite permanente. On se laissera forcément
convaincre par des petits chefs d’œuvres comme
« Codeine Dreams », « The Cruelty Of Man
», « Beautiful Mind », « Until
The End Of Time » ou encore « Better Man
», autant de pépites sonores qui confirment encore
et toujours que Sean Taylor est un des artistes les plus brillants de
sa génération ! Nul doute qu’avec une
rondelle de ce calibre, il ne tardera pas à venir se
produire dans l’hexagone …
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