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Ecrit par Fred Delforge |
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mardi, 20 février 2018
Tourné vers
l’avenir
(Khanti Records
– 2018)
Durée
69’55 – 16 Titres
https://www.facebook.com/MisterNils/
Originaire des Hautes-Pyrénées, Nils Nardoux a
découvert le reggae à l’adolescence
avec des artistes internationaux comme Bob Marley, The Gladiators et
Burning Spear mais aussi avec des Français comme
Saï Saï, Raggasonic et Tonton David, autant
d’influences qui lui donneront envie de jouer de la guitare,
de faire un peu de programmation et de monter ses premiers groupes de
lycée. Embarqué quelques années plus
tard dans l’aventure Quessada dont il participera au premier
album, Mister Nils finira par créer quelques
années plus tard son propre projet avec lequel il sortira
quelques rondelles autoproduites et plutôt bien accueillies.
Parti vers Toulouse pour se trouver des musiciens, Mister Nils en est
revenu avec un nouvel album sur lequel on retrouve quelques pointures
locales, une rondelle de seize titres publiée sur le label
toulousain Khanti Records où se retrouvent des reggaes en
Français dans lesquels le chanteur s’efforce de
faire preuve d’une grande part d’humour et
d’humanisme mais aussi de beaucoup d’engagement.
Dansant et groovy à souhait, « Tourné
vers l’avenir » n’ambitionne pas de
révolutionner le reggae de quelque manière que ce
soit mais s’attache avant tout à distraire,
à divertir les gens, profitant du micro qui est tendu
à Mister Nils pour passer quelques messages forts et
quelques revendications au milieu de titres plus légers,
plus détachés. De « Partir »
jusqu’à « Dub moi », on
s’arrêtera sur nombre de belles songs comme
« Besoin de justice », « Police
» et « Viens avec nous » où
l’on remarque les featurings de Cam Ryon, Solaïon et
Taïro mais aussi sur des pièces
épatantes comme « On se plaint »,
« Ils m’ont volé mon permis »
ou encore « Y croire » qui finissent de faire de
cette grosse heure de musique un véritable moment de plaisir
à partager sans limite. La France est encore et toujours
capable de proposer un reggae de qualité et Mister Nils
n’a pas fini de nous le rappeler !
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