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Ecrit par Fred Delforge |
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samedi, 24 octobre 2020
Weed ‘em
& reap
(Frank Roszak Promotions
– 2020)
Durée
50’03 – 11 Titres
http://www.mistybluesband.com
Finaliste de l’International Blues Challenge en 2019, Misty
Blues et sa chanteuse multi-instrumentiste Gina Coleman
célèbrent cette année leurs vingt ans
de carrière, deux décennies durant lesquelles le
groupe aura proposé son blues en le teintant de jazz, de
soul, de funk et de gospel, partageant la scène avec des
artistes comme Charles Neville, Tab Benoit, John Primer et nombre
d’autres encore. Diffusé sur la plupart des radios
blues américaines, Misty Blues proposait au printemps
dernier un nouvel ouvrage pour lequel la frontwoman était
accompagnée de Seth Fleischmann aux guitares, Benny Kohn aux
claviers, Bill Patriquin à la basse et à la
trompette, Rob Tatten à la batterie et au trombone et enfin
Aaron Dean au saxophone et à la flute, le groupe accueillant
également deux invités avec Diego Mongue
à la basse et à la batterie et Wes Buckley aux
guitares. A la fois jazzy, bluesy et groovy, « Weed
‘Em & Reap » n’est pas un ouvrage
qui pousse à la mélancolie, loin s’en
faut, et si une partie des titres est empreinte d’une
légère pointe de nostalgie, il n’en
reste pas moins que l’ouvrage se veut riche et
coloré dans son ensemble, nous réservant de
belles surprises avec de superbes échanges entre le piano et
les guitares mais aussi quelques parties de cigar box, des percussions
rudimentaires et enfin une véritable volonté de
proposer une musique originale capable de bousculer les
règles établies, quitte à parfois
sortir un peu du cadre. On se laissera aller à suivre Misty
Blues pendant une cinquantaine de minutes de musique durant laquelle
les « No More To Give », « Blues Coaster
», « Phunk ‘N Grewv »,
« Swing My Blues », « Nice &
Mellow » et autres « Treat Me Like I Want
» nous feront voir du pays avec des titres taillés
sur mesure pour les blues hall et d’autres plus typiquement
destinés aux jazz clubs, la réunion des deux sur
un seul et même album se révélant
intéressantes bien entendu, mais aussi et surtout fort
agréable à entendre. On dit souvent
qu’un mélomane averti en vaut deux !
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