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Ecrit par Fred Delforge |
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mardi, 16 février 2021
Damage control
(Alligator Records
– 2020)
Durée
51’27 – 13 Titres
https://www.curtissalgado.com/
Curtis Salgado n’est pas de ces artistes qui se contentent de
simplicité, loin de là, et après pas
moins de dix albums personnels qui lui ont rapporté neuf
Blues Music Awards, celui que l’on présente
habituellement comme une icône du blues doté
d’une voix colossale revient dans les bacs après
quatre années sans avoir livré d’album
en configuration classique, « Rough Cut » paru en
2018 étant pour sa part un ouvrage acoustique
enregistré en compagnie de son vieux complice Alan Hager.
Durant ses quatre décennies de carrière, Salgado
aura accompagné Robert Cray et Carlos Santana,
occupé le rôle principal de Roomful Of Blues et
participé à la naissance des Blues Brothers, mais
aura aussi connu quelques gros pépins de santé,
ce qui ne l’empêche pas de revenir
aujourd’hui avec « Damage Control », un
album qu’il taxe lui-même de « disque de
rock’n’roll avec des chansons qui cognent
» ! Accompagné par le gratin de la
scène blues où l’on remarque entre
autres Kid Andersen, George Marinelli, Alan Hager, Johnny Lee Schell et
Dave Gross aux guitares, Jerry Jemmott, Tommy McDonald et Mark
Winchester à la basse, Mike Finnigan à
l’orgue, Kevin McKendree, Jim Pugh et Jackie Miclau au piano
ou encore Kevin Hayes, Jack Bruno et Tony Braunagel à la
batterie, le chanteur et harmoniciste accueille à
l’occasion des saxophoniste et des chœurs pour nous
délivrer une douzaine de pièces originales mais
aussi une relecture du fameux « Slow Down » de
Larry Williams déjà reprise en 1964 par les
Beatles. Abordant des sujets forts pour proposer des chansons qui
restent longtemps en mémoire, Curtis Salgado a su tirer
profit des trois studios où il a enregistré ce
nouvel opus mais aussi des trois formations qui l’ont
accompagné pour en arriver à un
résultat à la fois changeant et
homogène, un ouvrage où il est parfois question
d’histoires sordides ou carrément de crimes mais
où la voix de l’artiste est à chaque
fois un véritable trésor dont
l’auditeur ne peut que se délecter au fur et
à mesure que se succèdent des titres comme
« The Longer That I Live », « You're
Going To Miss My Sorry Ass », « Always Say I Love
You (At The End Of Your Goodbyes) », « Hail Mighty
Caesar », « Oh For The Cry Eye » ou
encore « The Fix Is In ». Des musiciens
exceptionnels pour un album qui forcément ne l’est
pas moins … A découvrir dans les bacs
dès le 26 février !
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