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TOMMY Z pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
mercredi, 02 juin 2021
 

Plug in & play
(South Blossom Records – 2021)  
Durée 58’48 – 11 Titres

https://tommyzband.com/
 
Réputé pour son jeu de guitare qui lui a valu de recevoir de nombreux Awards, Tommy Z mène de front deux carrières, la première en tant que sideman de luxe qui a accompagné des artistes comme Pinetop Perkins, Robert Cray ou Jimmie Vaughan un peu partout autour de la planète, la seconde en tant que leader de son propre groupe avec lequel il dévoile cette année un nouvel effort, « Plug In & Play », produit en compagnie de Tom Hambridge qui tient également les baguettes sur quelques morceaux. Véritable orfèvre du blues, le musicien de Buffalo, au Nord-Ouest de l’Etat de New York, agrémente son style de prédilection avec une réelle intelligence en lui insufflant de belles doses de rock, de jazz et de pop, marchant de temps à autres dans les pas de formations comme les Rolling Stones et délivrant une musique éminemment populaire et formidablement entrainante. S’il n’est pas le plus inspiré des chanteurs, quand bien même il prend son rôle à cœur et l’assure avec talent, Tommy Z pallie ses petites faiblesses par un songwriting efficace et un talent d’entertainer qui force le respect et c’est accompagné de musiciens comme Tom Scime aux claviers, Rob McNelly aux guitares, Dave Herr, Tommy MacDonald et Harry Bieste aux basses ou encore David Hulett à la batterie qu’il vient faire son show dans les platines durant près d’une heure où les blues se veulent modernes, succulents et endiablés. Entre Chicago blues et blues rock avec parfois une pointe de soul ou encore de psychédélisme, « Plug In & Play » devient rapidement la bande originale d’un film que le guitariste écrit à sa manière, une collection de tranches de vies reliées entre elles par des riffs tantôt endiablés, tantôt plus lourds, que l’artificier trace à la force de ses guitares. Des premières notes de « Pumpin’ (Let’s Have Fun) » jusqu’aux dernières mesures de « Sticky Lips », c’est une déferlante de pépites comme « Tommy Guns », « Please Come Back To Me », « X-Ray Girl » et autres « Ain’t Gonna Wait » qui s’abat sur un auditoire forcément conquis par tant de maestria et par tant de classe, tant et si bien que de part et d’autre on parle déjà d’album le plus abouti pour un artiste qui semble avoir atteint le Graal !