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Ecrit par Fred Delforge |
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samedi, 31 juillet 2021
Aeonia
(Fluttery Records – 2021)
Durée 32’37 – 5 Titres
https://www.facebook.com/whatalephsaidband/
Installée à Lausanne, en Suisse, What Aleph Said est un quartet qui
évolue dans un registre où le post rock se laisse rattraper par le
rock progressif et par le stoner, ce qui lui donne un cachet pour le
moins original et qui apporte à sa musique une griffe particulière à
laquelle on ne résiste pas bien longtemps. Influencés par des
groupes comme If These Trees Could Talk, Russian Circles et autres
Cult of Luna, ces Suisses qui proposent une musique instrumentale
offraient à la mi-juillet leur premier album, « Aeonia », enregistré
en pleine pandémie au Studio de la Fonderie à Fribourg, puis mixé
par Chris Noth et masterisé par Magnus Lindberg. En seulement cinq
titres pour une grosse demi-heure de musique, What Aleph Said va
s’attacher à façonner des ambiances à la fois chaudes et étranges,
des atmosphères changeantes qui vont nous inviter à une sorte de
voyage initiatique dont on ne ressort pas indemne, forcément. Du
melting pot de couleurs du titre d’ouverture, « Aorta », jusqu’à la
tendance très sombre du morceau de clôture, « Pyra », on traverse
des compositions totalement surprenantes comme « Elephant », «
Introspection » et « Nostalgic » dans lesquelles la mélodie est
toujours au rendez-vous, mais à chaque fois d’une façon différente,
avec des cachets moyen-orientaux ou au contraire avec des passages
en arpèges, voire carrément avec des uppercuts lourds et puissants
comme on les aime. On soulignera enfin le très beau travail réalisé
sur l’artwork par Eva Marzi, artiste visuelle compatriote de What
Aleph Said, et on saluera comme il se doit un album pas forcément
très simple à appréhender mais totalement réussi et surtout fidèle à
l’esprit d’un groupe qui gagne vraiment à être découvert.
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