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Ecrit par Fred Delforge |
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lundi, 11 octobre 2021
Eskähl 2020
(Seventh Records – Bertus – 2021)
Durée 95’59 – 7 Titres
https://www.magmamusic.org/
Formé en 1969 par Christian Vander et Laurent Thibault, Magma est à
l’origine du Zeuhl, genre musical mélangeant art rock, jazz,
musiques du monde, musique classique, folk et autres influences
diverses et variées pour en arriver à une sorte de rock progressif
ultime … Si la complexité de sa musique ne lui a jamais permis de
connaitre un véritable succès commercial, le groupe garde une
fanbase conséquente depuis toutes ces années, a été le révélateur
d’artistes majeurs tels que Didier Lockwood, Claude Engel, Jannick
Top, Claude Salmiéri ou encore Klaus Blasquiz et a vu passer le
gratin de la scène jazz rock sur laquelle il a exercé une réelle
influence. A la tête d’une discographie conséquente partagée entre
enregistrements en studio et enregistrements live, Magma est célèbre
pour ses multiples changements de musicien et c’est une fois encore
un line up inédit que l’on retrouve sur ce nouvel album live
enregistré sur le tout début de la tournée 2020 commencée le 9
février et avortée quelques jours plus tard pour les raisons qu’on
connait, non sans que le groupe ait pu fêter ses cinquante années de
scène dans sept villes dont Bordeaux, Toulouse et Perpignan où les
enregistrements ont été réalisés. Autour de Christian Vander à la
batterie et Stella Vander au chant et au tambourin se pressent Hervé
Aknin et Isabelle Feuillebois au chant, Simon Goubert et Thierry
Eliez aux claviers, Rudy Blas aux guitares et Jimmy Top à la basse
mais aussi Sandrine Destefanis, Sylvie Fisichella et Laura Guarrato
aux chœurs, et c’est un répertoire partagé entre classiques
intemporels et morceaux inédits en live que Magma vient nous servir
une centaine de minutes de pur délire, un véritable récital qui nous
fait constater une fois encore que le temps n’a eu aucune emprise
sur cette formation qui a vu défiler plus d’une centaine de membres
autour de son leader et qui, à l’heure de célébrer son jubilée, est
encore dans une forme olympique et se montre irréprochable dans
l’art de nous offrir des choses aussi grandioses que ces fragments
de « Theusz Hamtaahk » et de « Mëkanïk Dëstruktïw Kömmandöh » mais
aussi de purs moments de grâce comme « Kobaïa », « Auroville » ou «
Tröller Tanz ». Qu’ils soient interprétés en Kobaïen ou qu’ils
soient instrumentaux, les témoignages des premiers concerts de l’an
dernier regroupés au sein de cet « Eskähl 2020 » sont autant
d’invitations à rejoindre Magma sur la reprise d’une tournée qui
passera un peu partout dans l’hexagone à partir d’octobre. Un album
de Magma est toujours un événement et celui-ci ne déroge pas à la
tradition !
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