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Ecrit par Fred Delforge |
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vendredi, 04 mars 2022
You good.?!
(Autoproduction – 2021)
Durée 40’27 – 9 Titres
https://walkthatwalk.com
Groupe phare de la scène blues de Boston, Walk That Walk a commencé
à se produire en 1992 sous son propre nom mais a également été le
groupe de tournée d’artistes comme Bo Diddley, Johnnie Johnson ou
encore Carey Bell. Emmené par Chuck "Poppa C" Desnyder aux guitares
et au chant, Jon "Cutlet" Reese à la basse, James "Stickman" Waldron
aux harmonicas et Alan Waters à la batterie, le quartet influencé
par les blues de Detroit et de Chicago a écumé les festivals et
s’est produit aux côtés de pointures comme Levon Helm, Gatemouth
Brown, Son Seals et autres Big Jack Johnson et s’est forgé une
solide réputation qui lui permet de revenir avec un nouvel album sur
lequel on note la présence d’invités comme Pappy Biondo aux banjos,
violons et guitares, Ben Desnyder aux guitares, Ray Paczkowski aux
claviers, Richard "Cheese" Welch à la batterie et enfin Queen E et
Rebecca Jean Smith au chant. En neuf pièces originales, Walk That
Walk va démontrer non seulement sa très grand musicalité mais aussi
un véritable sens du groove qui pousse le band à nous offrir des
titres dans lesquels les relents venus du Midwest dans son ensemble
sont toujours très bien mis en valeur mais où l’on croise aussi à
l’occasion des accents venus d’autres contrées comme le pays cajun
ou encore les bayous. Les parties de slide se marient parfaitement à
un harmonica bien roots et c’est en trouvant à chaque fois les
arrangements les plus intéressants que tout ce joli monde nous
entraine dans une musique qui s’ouvre à l’occasion au rock, au
boogie woogie ou encore au folk et qui se fait remarquer avec des
titres pas piqués des vers comme « I’m The Man », « Detroit Rumble
», « The Workin’ Blues », « Gone Fishin’ » ou encore « It’s Cocktail
Time ». On appréciera le côté un peu gouailleur de Poppa C Desnyder
qui n’hésite pas un seul instant à endosser son costume
d’entertainer pour faire « You Good.?! » un véritable feu d’artifice
musical que l’on se plait à suivre de près pour ne pas en manquer la
moindre nuance et on saluera ce côté lumineux, un peu clinquant
parfois, qui à l’image de Beale Street à qui le groupe emprunte son
artwork, s’efforce d’attirer l’œil bien entendu, mais aussi et
surtout l’oreille. A consommer sans modération !
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