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DES LIONS POUR DES LIONS pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
dimanche, 19 juin 2022
 

No(s) border
(MaAula Records – 2022)  
Durée 50’08 – 10 Titres

https://www.deslionspourdeslions.com

Ce quartet au nom singulier a vu le jour il y a six ans dans la ville qui fut jadis le siège médiéval de la dynastie des Plantagenets et a commencé dès ses premiers balbutiements à avancer sur un chemin musical original que personne n’avait véritablement suivi avant lui … Entre les instruments typiquement occidentaux et les tambours du Rajasthan, les influences venues d’Afrique, d’Orient ou encore des Balkans, et bien entendu une dimension rock très présente, Des Lions Pour Des Lions ont ainsi su créer la surprise avec un premier album qui trouve aujourd’hui une suite avec « No(s) Border », la nouvelle tartine qui sort sur le label angevin MaAula Records. Elisabeth Herault au chant et au saxophone, Freddy Boisliveau à la guitare, Alain Lardeux au trombone et Cédric Maurel aux percussions ont une nouvelle fois essayé de s’engager sur les chemins de traverse pour y trouver des sons, des notes, des idées qui viennent de partout ou de nulle part, de formations comme Talking Heads, Sonic Youth ou des Rita Mitsouko mais aussi d’un inconscient collectif qui pousse les quatre complices à aller jusqu’au bout de leurs idées les plus folles, les plus saugrenues, produisant à l’occasion une blue note que d’aucuns pourraient presque taxer de cacophonie si elle n’était pas aussi improbable et totalement aboutie. Rejoints à l’occasion par l’accordéoniste René Lacaille, Des Lions Pour Des Lions partagent leur temps entre déflagrations sonores et mélodies finaudes, entre rock, free jazz et post punk, délivrant au bout du compte l’ordonnance ultime qui finira de guérir le plus difficile des patients avec des remèdes de bonnes-femmes qui ont forcément en eux une part de vaudou, un trait de sorcellerie. De « La grande aventure » à « La petite aventure » et du « Crépuscule des dieux » à « Rojava », l’auditeur, parfois médusé, traversera des « Fanfares brutes » ou croisera des « Robots » et finira de vendre son âme à une formation totalement envoutante qui, fort heureusement, ne lui veut rien d’autre que du bien. Vous n’appréhenderez plus la musique comme avant quand vous aurez découvert « No(s) Border », c’est certain !