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SHEMEKIA COPELAND pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
mercredi, 27 juillet 2022
 

Done come too far
(Alligator Records – 2022)  
Durée 46’20 – 12 Titres

https://www.shemekiacopeland.com/

Shemekia Copeland est montée pour la première fois sur scène alors qu’elle n’avait que huit ans et a sorti son premier album dix ans plus tard sur le label chicagoan Alligator Records, connaissant un succès fulgurant qui lui rapportera pas moins de huit Blues Music Awards mais aussi quatre nominations aux Grammy Awards. Après deux albums publiés sur le label Telarc, la fille du regretté guitariste Johnny Copeland est revenue dans le giron de Bruce Iglauer et c’est forte de ses deux derniers albums très engagés que la chanteuse débarque une nouvelle fois en grande forme, accompagnée de musiciens comme Sonny Landreth à la slide guitar, Kevin Gordon, Kenny Brown, Will Kimbrough et Aaron Lee Tasjan aux guitares, Oliver Wood à la guitare acoustique, Lex Price à la basse, Pete Abbott à la batterie, Charles Hodges au B-3, Pat Sansone aux claviers, Cedric Watson au banjo, Washboard Chaz au washboard, Fats Kaplin au violon et à la pedal steel guitar, Joe Cabral au saxophone et enfin Cedric Burnisde au chant et aux guitares pour un très beau duo qui ne laissera personne indifférent. Toujours très remontée, Shemekia Copeland fait une fois de plus un point sur l’état d’un pays où être à la fois femme, noire et mère de famille est loin d’être dépourvu de sens, ce qui la pousse à proposer des titres dans lesquels elle apporte sa vision caustique des choses, ce qui ne l’empêche pas de garder une part de joie de vivre et de bonne humeur pour proposer un ouvrage au spectre musical très large sur lequel elle présente des compositions mais aussi des collaborations et où elle mêle la très naturelle relecture d’un titre de son prestigieux père, « Nobody But You », qu’elle sert en toute fin d’ouvrage. On appréciera forcément la voix d’une chanteuse qui a endossé la cape de Reine du Blues à la suite de Koko Taylor et qui l’assume pleinement au travers de morceaux comme « Too Far To Be Gone », « Pink Turns To Red », « Gullah Geechee », « Fried Catfish And Bibles », « Fell In Love With A Honky » ou encore « Dumb It Down » et bien entendu le splendide tittle track, « Done Come Too Far », qui nous emmène en plein hill country blues avec un maitre du genre, l’excellent Cedric Burnside. La production signée Will Kimbrough, comme pour les deux précédents efforts, et un enregistrement réalisé à Nashville finissent de rendre l’ouvrage irrésistible et en font forcément un album à inscrire immédiatement sur sa liste d’achats à faire dès sa sortie le 19 aout !