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Ecrit par Fred Delforge |
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mercredi, 26 octobre 2022
Preach to my soul
(Autoproduction – 2022)
Durée 40’32 – 10 Titres
https://www.spencermackenzie.ca
Difficile de croire quand on entend le niveau d’aboutissement de sa
musique que Spencer Mackenzie n’est âgé que de vingt-deux ans,
d’autant plus que c’est déjà le troisième album que ce jeune
Canadien remarqué par le regretté Jeff Healey nous dévoile cette
année, un ouvrage qui ne s’affranchit pas encore totalement des
influences majeures de l’artiste, Stevie Ray Vaughan en tête, mais
qui fait de plus en plus preuve d’une réelle personnalité de la part
de celui qui cosigne huit des dix titres de « Preach To My Soul ».
Accompagné de Miles Evans aux claviers, Steve Pelletier et Stacey
Shopsowitz aux basses, Adam Canon à la batterie, Julian Nalli au
sax, Stephen Dyte à la trompette et Chantal Williams aux chœurs,
rejoint à l’occasion pas des invités comme Steve Strongman ou Ross
Hayes Citrullo aux guitares, Spencer Mackenzie va nous emmener très
loin sur les routes d’un blues qu’il conçoit comme il l’entend,
s’inspirant des schémas traditionnels établis par les pionniers du
genre, mais en les adaptant et en leur insufflant une part de funk,
de soul et bien entendu de rock pour que le résultat soit le plus
étendu et le plus séduisant possible. Si la guitare est un des
ingrédients principaux de ce bouillon de culture que nous propose le
jeune homme, les ivoires ne sont jamais en reste, et que ce soit aux
claviers, à l’orgue Hammond ou encore au piano, Miles Evans se
révèle à chaque instant comme le parfait complément d’un guitariste
qui sans lui n’aurait peut-être pas tout à fait la même aura. Sans
jamais céder le moins du monde à l’exagération de virtuosité et de
vélocité, Spencer Mackenzie se lance dans des morceaux pleins de
relief et de sensibilité, des titres comme « Baptized By Cold Water
», « Test Drive », « Your Turn To Cry » ou encore le profond « Two
Doves », complétant le tout par deux relectures, le « No Good » des
rockers islandais de Kaleo et le « Paranoia Blues » de Paul Simon
sur lequel il croise le fer en toute humilité avec Steve Strongman.
Redoutable à la ville, méticuleux en studio, Spencer Mackenzie est
sans aucun doute un de ces jeunes musiciens qui aideront le blues à
rester en vie pour longtemps. On aime !
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