Accueil du portail Zicazic.com
European Blues Union


Zicazic on Twitter. Zicazic on Facebook.

Flux RSS ZICAZINE

Qu'est-ce que c'est ?

Accueil

> MENU
 Accueil
 ----------------
 Chroniques CD's
 Concerts
 Interviews
 Dossiers
 ----------------

SLEEPY JOHN ESTES pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
samedi, 11 mars 2023
 

On the Chicago blues scene
(Delmark – 2023)
Durée 19’58 – 5 Titres

https://delmark.com/ 

Né dans une famille de métayers du Tennessee, John Adam Estes, plus connu sous le nom de Sleepy John Estes, fait partie de ces artistes qui ont contribué à l’écriture de la grande histoire du blues en lui apportant une part de leur personnalité et en le faisant évoluer. Se produisant en premier lieu en tant que musicien local, le chanteur et guitariste partira enregistrer à Memphis dès l’adolescence et suivra son bonhomme de chemin avec des labels comme Victor, Decca et Bluebird avant de tomber plus ou moins en désuétude pour finalement être redécouvert par Bob Koester et Samuel Charters en 1962, sa collaboration avec Delmark lui permettant de participer à la tournée de l’American Folk Blues Festival en 1964. Malgré le fait que ses titres aient été repris par des artistes comme Muddy Waters, Elvis Presley ou encore Eddie Cochran, c’est dans la plus extrême pauvreté que Sleepy John Estes décèdera en 1977, laissant derrière lui un patrimoine important. Célébrant cette année son 70ème anniversaire, Delmark dépoussière pour l’occasion son catalogue et nous ressort des enregistrements réalisés de manière très spontanée et sans véritable préparation à Chicago à la fin de l’année 1968, des titres originalement publiés sur l’album « Electric Sleep » en 1991 sur lesquels on retrouve Sleepy John Estes en compagnie d’artistes incontournables comme Sunnyland Slim au piano, Jimmy Dawkins aux guitares, Carey Bell aux harmonicas et à la basse, Joe Harper à la basse et Odie Payne Jr. à la batterie. C’est l’occasion pour les amateurs de country blues mais aussi de Chicago blues de retrouver le gratin de la scène blues de l’époque sur une tranche de l’histoire de ces musiques qui n’ont pas d’âge, et qui surtout n’ont pas pris la moindre ride, tout en (re-)découvrant des morceaux comme « I Ain't Gonna Sell It », « Laura Had A Dream », « Divin' Duck Blues », « Walking Down Beale Street » et « Everybody Oughta Make A Change ». La rythmique simple et efficace porte avec une solidité de tous les instants des solistes qui se font véritablement plaisir avec un piano plein de subtilité, une guitare d’une rare ingéniosité, des harmonicas très inspirés et bien évidemment une voix qui donne le frisson du début à la fin de cette petite vingtaine de minutes à faire entrer d’urgence dans toute discographie qui se respecte !