jeudi, 05 octobre 2023 Fé lève lo mort (Chante & Tais Toi – 2023) Durée 39’55 – 11 Titres
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Porté par l’artiste métropolitain David Suissa, chanteur et guitariste mais aussi compositeur, Kosasa (Laboratoire d’écriture itinérant) est une histoire d’amitié entre un homme et une ile de l’Océan Indien, la Réunion, qui a donné naissance à un projet décliné en musique bien entendu, mais aussi en photos, en documentaire et en plusieurs clips. A l’origine, il y a le Maloya que les musiciens locaux et les artistes métropolitains vont se partager et arranger en apportant chacun leur sensibilité, leurs envies, jusqu’à en arriver à proposer quelque chose qui s’écarte volontairement des sentiers trop bien balisés du genre. Autour du meneur du projet, on retrouvera Mélanie Bourire aux percussions et au chant, Teddy Doris au trombone, Lélin Gado au chant, Sébastien Joanniez aux voix, Luc Joly au saxophone, Vincent Girard aux basses et contrebasses, Frédéric Madia et Eno Zangoun aux percussions et au chant, Anne Gaëlle Hoarau au chant et enfin Marcel Phyleas au rouleur pour une création inattendue dans laquelle les couleurs traditionnelles insulaires se voient agrémentées d’electro et d’interventions parlées, le tout imposant une atmosphère pour le moins étrange qui ne tarde pas à séduire l’auditeur, qu’il soit un habitué du Maloya ou au contraire un simple curieux qui se laisse attirer par une musique qui n’est pas vraiment du dub, qui n’est pas non plus du jazz, de la pop et encore moins de la world, mais tout simplement de l’afro-rock, un registre cher à David Suissa. « Fé Lève Lo Mort » va ainsi nous entrainer dans une découverte intimiste de l’ile qui nous promène d’un cirque à l’autre, d’un piton à l’autre, de la côte au vent à la côte sous le vent, avec au détour d’un chemin une rencontre impromptue, quelques bribes de Créole qui caressent l’oreille et des percussions qui l’interpellent tout aussi subtilement. Les textes écrits et déclamés par Sébastien Joanniez plantent admirablement le décor et on file sans la moindre hésitation de « Parenthèse » à « Balakosasa », de « Soirée Fille » au « Conte du Dimanche » ou de « Dormir » au « Remède à la Mélancolie », sans aucun à coup, dans une atmosphère parfois un peu éthérée, mais c’est pour mieux porter l’ensemble vers des auditeurs qui apprécieront forcément la subtilité du projet. A découvrir à partir du 6 octobre ! |