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SUE FOLEY pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
mardi, 12 décembre 2023
 

Live in Austin (Vol. 1)
(Guitar Woman Records – 2023)
Durée 45’02 – 11 Titres

https://suefoley.com 

Elle est née au Canada mais c’est au Texas que son cœur et son esprit sont définitivement accrochés, la chanteuse et guitariste Sue Foley se révélant être une artiste fortement inspirée par le blues et le rock venus de cet état du Sud dans lequel avant elle nombre de grands musiciens comme Johnny Winter ou Stevie Ray Vaughan, pour ne citer qu’eux, ont donné ses lettres de noblesse au genre. Virtuose armée de sa fidèle Pinky, une Telecaster dotée tout comme elle d’un sacré caractère, la chanteuse et guitariste a enregistré cette année son nouvel album live au Continental Club à Austin en compagnie d’un groupe dans lequel on retrouve Derek O’Brien aux guitares, Jon Penner à la basse et Corey Keller à la batterie, mais aussi plus occasionnellement Angela Miller et Lauren Cervantes aux chœurs, le tout constituant une équipe de choc qui va venir nous régaler avec un mélange plutôt bien dosé de pièces originales mais aussi de standards. Sue Foley s’attache en effet à démarrer son set avec pas moins de trois compositions, parmi lesquelles les superbes « New Used Car » et « Walkin’ Home », avant de se laisser aller à jouer la carte des relectures élégantes et bien pensées de titres comme « Howlin For My Darlin », « Queen Bee », « Hooked On Love », « Positively 4th Street » ou encore « Me And My Chauffeur Blues ». On en passe ainsi des morceaux qui se montrent à la fois convaincants par leur interprétation et rassurants pour l’auditeur qui s’y retrouve forcément au beau milieu d’une set list qui sera marqué par un original de plus, « Better », très fortement inspiré par le riff du « Boogie Chillen » de John Lee Hooker, que la blueswoman nous sert avec délectation et générosité avant de se fendre de la cover aussi inattendue que réussie du « High Roller » de Cheap Trick qui referme l’ouvrage d’une manière plutôt improbable. Le résultat se révèle aussi intéressant qu’il peut paraître inachevé et laisse finalement espérer une suite rapide tant la messe est bien lancée et qu’elle prête à penser que Sue Foley est loin d’avoir tout dit durant ces quarante-cinq minutes qui donnent l’impression de n’être que le premier des deux sets de la soirée ! Patience donc …