jeudi, 09 mai 2024 Paradize city (Autoproduction – 2023) Durée 36’27 – 10 Titres
https://www.thomasfrankhopper.com
C’est à Bruges que Thomas Frank Hopper a vu le jour, mais c’est en Afrique qu’il a grandi et qu’il a commencé à se laisser baigner par les influences de son père et par la musique de groupes comme Led Zeppelin ou Pink Floyd. Devenu un grand amateur des musiques anglo-saxonnes, le jeune homme rentrera en Belgique un peu avant sa majorité et cofondera un groupe aux accents plus pop, ce qui lui permettra de faire ses premières scènes et d’acquérir une certaine popularité qu’il conservera quand il débutera une carrière personnelle en s’inspirant d’artistes comme Ben Harper ou encore John Butler Trio. Mais c’est véritablement lors de son escapade au Pays de Galles qu’il fera une découverte déterminante avec le Weissenborn, un instrument aux sonorités délicieuses mais au maniement un peu délicat dont il deviendra un fervent adepte et qui ne le quitte plus depuis lors. C’est donc tout naturellement vers le blues et le rock qu’il reviendra, quand bien même il conservera quelques attitudes et une grosse énergie venues du punk, et c’est petit à petit qu’il commencera à inonder les bacs avec ses albums, le troisième en date, « Paradize City », enregistré avec Diego Higueras aux guitares, Jacob Miller à la basse, Nicolas Scalliet à la batterie et Maxime Siroul à l’orgue Hammond et paru en 2023 lui ayant permis de remporter le Belgian Blues Challenge la même année mais également de défendre les couleurs de son pays et d’atteindre la finale lors de l’European Blues Challenge au Portugal en avril dernier. En une grosse demi-heure d’une musique à la fois vive, authentique et colorée, Thomas Frank Hopper nous emmène dans une sorte de monde parallèle dans lequel les sonorités électriques, le jeu en slide et les rythmiques puissantes se teintent de splendides parties d’orgue, de quelques passages plus acoustiques et même de l’harmonica délicieusement gouleyant de la géniale Geneviève Dartevelle sur un titre. Ecrits avec le plus grand soin par l’artiste et composés collégialement par le groupe, les dix titres de l’album sont une véritable leçon de feeling et de générosité de la part d’un quintet qui n’hésite pas une seule seconde à mettre tout son poids dans la balance pour que des morceaux comme « Troublemaker », « A Song For The Devil », « Back To The Wild », « April Fool » ou « Crossroads » se transforment en une sorte de gifle monumentale qui finit de convaincre l’auditeur de tendre l’autre joue pour en recevoir encore un peu plus. Redoutable en live, Thomas Frank Hopper ne l’est pas moins sur album. Un artiste à découvrir absolument ! |