mercredi, 22 mai 2024 Cave bear blues (Autoproduction – 2024) Durée 30’29 – 10 Titres
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Derrière ses allures d’ours mal léché et sa grosse voix qui gratte plus que de raison se cache un musicien plein de talent doublé d’un garçon plein de qualités humaines, Ben Jacobacci, un de ces gars qui ont contribué à leur manière à faire de la scène blues occitane ce qu’elle est devenue aujourd’hui, c’est-à-dire une valeur sûre que la France mais aussi l’Europe entière nous envient ! Transfuge du Juke Joints Band que l’on remarquait un peu partout il y a peu de temps encore autour de la Ville Rose, le Bluesman du Tarn et Garonne s’est récemment reconverti au one man band et a formé The B-Blues Compagny, un projet dans lequel sont chant et sa guitare sont complétés par des percussions plutôt habilement servies. Remarqué sur des scènes incontournables comme par exemple celles du Roanne Blues Festival, du Terri’Thouars Blues ou encore du Hall Blues Club à Pélussin, retenu pour la finale du Challenge Blues Français à laquelle il a dû renoncer à la suite d’une méchante blessure, Ben Jacobacci revient cette fois encore plus fort et encore plus motivé avec une toute première galette de dix titres, dont huit originaux, et nous délivre en toute simplicité son « Cave Bear Blues », une musique un peu poussiéreuse et pas toujours très propre sur elle où l’on se régale de ces saturations vintage qui fleurent bon les odeurs acres et un peu agressives, mélange d’alcool de contrebande, de sueur et d’urine, qui caractérisent les juke joints du Deep South, les Po’ Monkey’s, Red’s Lounge, Blue Front Café et autres Queen Of Hearts. Sans jamais essayer d’en faire des caisses, The B-Blues Company se contente de jouer juste, sincère et authentique, sans jamais pour se prendre pour quelqu’un d’autre et en nous offrant à sa manière des « One Blood And Sand », « Lower Than The Ground », « (I’ll Be Your) Mystery Man » ou « You Don’t Need Me » dont titres dont trois sont émaillés de la présence de l’harmoniciste Michel Herblin qui réalise lui aussi une très belle prestation. On soulignera encore l’ingéniosité des versions de « High Heel Sneakers » et de « Love In Vain » qui évitent très justement l’écueil de la version dispensable en s’offrant l’un et l’autre une touche très personnelle et on saluera avec un énorme respect une réalisation qui est parvenue à restituer toute la chaleur et tout l’énergie de l’artiste pour nous le présenter tel qu’il est à la scène ! Bienvenue dans l’antre de Ben l’Ours Blues … |