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Ecrit par Fred Delforge |
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samedi, 27 juillet 2024 The sauce (Swampside Records – 2024) Durée 40’45 – 12 Titres
https://sauceboss.com
Bill Wharton est un artiste original qui a choisi le pseudo de Sauce Boss pour nous présenter une sorte de gumbo musical qu’il arrose de sa propre sauce piquante pour mieux éveiller les papilles d’une assistance qui l’apprécie dans un format one man band qui lui va comme un gant. Mélangeant pour préparer sa tambouille tous les ingrédients nécessaires à la réalisation en bonne et due forme d’une soul food, le chanteur et guitariste associe les guitares et les résonateurs mais aussi les pièces originales et les reprises pour en arriver à un résultat particulièrement hétéroclite où l’on croise aussi bien les Beatles que Robert Johnson ou Van Morrison et où les tonalités peuvent aussi bien être éthérées et psychédéliques que plus proche d’un delta blues ou d’un hill country blues qui ne manque pas de subtilité. Récompensé par le passé pour sa chanson « Let The Big Dog Eat » que l’on peut entendre dans le film « Jimmy Carter : le Président rock’n’roll » mais qui a également servi d’inspiration à Jimmy Buffett pour son titre « I Will Play For Gumbo », que Sauce Boss reprend d’ailleurs sur cet effort, Bill Wharton s’offre à l’occasion quelques compagnons de jeu comme Damon Fowler et Neal Goree aux guitares ou Brett Crook à la batterie et nous sert ici un album quelque peu disparate mais plutôt réussi avec des covers comme « The Word », « Stop Breaking Down » ou « Gloria » et de belles compositions comme « Little Rhythm And Blues », « Delta 9 Blues », « Down By The Sea », « Lonely Crowd » ou encore « Left Handed Smile », des mets à la fois simples et subtilement épicés qui finissent toujours par mettre la feu à une assistance qui, par milliers de spectateurs, vient se prendre à chaque fois une grosse portion de cette mixture concoctée avec passion. La voix est convaincante, le jeu fait bien plus que tenir la route, et si « The Sauce » est un album qui peut par moments être un peu déconcertant, on finit toujours par véritablement entrer dedans, quitte à se brûler un peu la langue ! |