jeudi, 01 août 2024 Phoenix risin’ (Timezone Records – 2024) Durée 43’48 – 9 Titres
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Il est né à Chicago dans une famille de militaires et a donc été trimballé d’une base américaine à l’autre durant toute son enfance, ce qui lui permettra toutefois d’être biberonné à grands renforts des musiques de Count Basie et autres Glenn Miller, on a connu pire comme éducation ! Attrapant sa première guitare un peu avant la majorité, Khalif Wailin’ Walter fera ses classes dans une sphère où gravitaient des groupes comme AC/DC ou Van Halen mais il ne lui aura fallu que trente minutes passées avec B.B. King alors qu’il n’était âgé que de vingt ans pour que ce dernier lui donne un rapide cours et lui transmette la flamme d’un blues qui ne l’a plus jamais quitté depuis lors. La suite sera faite de collaborations sur la scène chicagoane avec Carl Weathersby, Lonnie Brooks ou encore Lurrie Bell avant que le guitariste, qui est également un chanteur au timbre assuré, ne se lance dans une aventure personnelle qui se traduit cette année par un nouvel album, « Phoenix Risin’ », le premier à paraitre sur Timezone Records. Un pied dans le blues de Chicago, l’autre dans celui du Texas, Khalif Wailin’ Walter a gardé en lui ce côté rock qui lui va si bien et c’est en y faisant appel de temps à autres qu’il nous dévoile neuf pièces originales qu’il a tenu à enregistrer seul, assurant les parties de chant, de guitare, de basse et même de percussions, et conviant simplement, une fois les morceaux terminés, quelques musiciens à y mettre un peu de piment et de couleurs … On retrouve ainsi des invités comme Chris Rannenberg, Jacek Prokopowitz, Paul Jobson et Artis Locmelis aux claviers et aux orgues, Tommy Schneller, Jürgen Wieching, Martin Van Toor et Evert Hoedt aux saxophones, Gary Winter à la trompette, Marcis Kalnins à la basse et enfin Roland Saulietis et Barry Wintergarden à la batterie pour une collection de titres qui ne manque pas d’intérêt et qui monte souvent très haut sur l’échelle d’un blues à la fois moderne, sincère et décomplexé. On remarquera de temps à autres quelques influences rapportées du jazz, ce qui ne fait qu’amener encore plus d’intérêt à des compositions comme « Connie-Lee », « Baby, Please Lie To Me », « I’m Through Cryin’ », « I’m Your Love Doctor » ou encore « Stone Cold Busted » auxquelles il est difficile de résister. Annoncé dans les bacs pour le 20 septembre, « Phoenix Risin’ » nous promet un automne plein de saveur … |