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MEMPHIS ROYAL BROTHERS pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
mercredi, 21 août 2024
 

Memphis Royal Brothers
(Royal Records – 2024)
Durée 40’12 – 8 Titres

https://www.motherwest.com/memphisroyalbrothers 

L’idée a vu le jour à Clarksdale, Mississippi, où les Royal Brothers ont commencé à se réunir et à travailler sur les premières maquettes d’un album qui, déjà sur le papier, avait tout pour devenir un véritable chef d’œuvre … Le temps de se trouver un son, une identité musicale qui rassemble les accents du Delta et ceux de Memphis mais aussi les influences de Nashville et bien évidemment le rock, l’enfant turbulant du blues, et le projet était solidement posé sur ses rails … Restait à le mener à bon port et qui mieux pour ça que le phénoménal Boo Mitchell, fils de Willie Mitchell et héritier légitime non seulement de son génie mais aussi des légendaires Royal Studios de Memphis qui ont vu les plus grands artistes enregistrer leurs plus grands succès. Ajoutez Richard Bolen comme coproducteur et faites confiance à Boo Mitchell pour convier les meilleurs musiciens du cru et vous obtenez une dream team avec Gary Bolen et Michael Toles aux guitares, Lester Shell au piano, Charles Hodges au B3, Jackie Clark à la basse et Steve Potts à la batterie mais aussi nombre de cuivres et de cordes qui viennent accompagner quelques grosses pointures comme Bobby Rush, Charlie Musselwhite, Wendy Wooten, Jim Lauderdale, Luther Dickinson ou encore Marcus Scott qui prend le chant lead sur les quatre titres de la Face B. Absolument séduit par le chant et l’harmonica de Bobby Rush dès les premières notes de « Good God I Got The Blues », on poursuit l’aventure avec tout autant de réussite avec Charlie Musselwhite sur « Goin’ South », puis défilent en parfaite majesté et en totale harmonie des pièces de toute beauté comme « Brand New Heart » et « Ready To Rise » pour mieux s’offrir ensuite un final de luxe avec « Gimme Back The Keys To My Cadillac », « Hot Night In June », « What Mothers Do » et enfin « I Fall To Pieces ». Présente sur deux titres, la guitare de Luther Dickinson prend littéralement l’auditeur aux tripes et c’est dans un mélange d’émerveillement et de sensation d’aboutissement que l’on ressort de cet album éponyme des Memphis Royal Brothers dans lequel rien ne manque, depuis le blues du Delta jusqu’à la soul de Memphis. Un soupçon de rock, un trait de gospel et l’affaire est dans le sac … Indispensable !