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ODONATA X-1 pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
samedi, 05 octobre 2024
 

Cosmomega
(Les Disques du Tigre – 2024)
Durée 44’34 – 7 Titres

https://www.facebook.com/GravitationalPerturbation 

Ils nous avaient surpris en 2022 avec un premier album qui se promenait quelque part entre Pink Floyd et Led Zeppelin, Odonata revient deux ans plus tard en ajoutant X-1 à son nom pour des raisons d’homonymie avec un groupe electro et en proposant « Cosmomega », une seconde tartine tout aussi improbable dans laquelle on retrouve une fois encore le binôme Fabienne Albian au chant et aux guitares et Stef Tej aux chant, aux basses et aux guitares. Secondés pour l’enregistrement par Stéphane Lhopiteau à la batterie, Piero Nord aux chœurs et Léonard July au didjeridoo, les deux complices ont une nouvelle fois travaillé autour d’une idée de concept album où il est question de l’évolution de la Terre depuis le big bang originel jusqu’à aujourd’hui mais aussi de ses habitants et en particulier des humains. Composé autour des riffs apportés par Fabienne, l’ouvrage regorge de petits et grands effets de styles et d’arrangements torturés au possible et c’est un véritable melting pot qui laisse beaucoup de place à l’imagination qui s’ouvre en grand vers des auditeurs qui seront forcément surpris, mais pour la plupart séduits par le résultat. La richesse et la complémentarité des deux voix est un atout qui n’est jamais négligé et c’est avec une certaine malice que deux des sept titres de « Cosmonegra » ont été écrits en Italien, la culture transalpine collant plutôt bien au projet général et aux thèmes qu’il développe. On retrouve très logiquement l’insecte déjà présent sur l’artwork de « Gravitational Perturbation » et on s’engouffre à ses côtés dans un paysage entre prog, noise, dark et post punk qui évolue au fil du temps et qui devient de plus en plus oppressant au fur et à mesure que se succèdent les « Messuna Luce II », « Odosphère » et « Returning From The Twilight Zone » mais aussi l’épique « Robot III » de plus de douze minutes qui referme l’album avant que soit proposée une version edit du tittle track. Si l’histoire reste totalement ouverte et propice à toute sorte d’interprétation, en particulier en ce qui concerne son épilogue, Odonata X-1 a quand même relativement bien orienté son public dans la direction qu’il souhaitait emprunter et ça donne lieu à un bel ouvrage que les amateurs de musiques prenantes et de sonorités obscures apprécieront forcément ! Déjà disponible …