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THE DUSTBURDS pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
mercredi, 30 octobre 2024
 

Use your vacation .1
(Odeva Publishing – 2024)
Durée 37’44 – 10 Titres

https://www.thedustburds.com/fr 

Ils sont issus de diverses franges de la scène alternative française et c’est la somme de toutes leurs différences qui fait que The Dustburds réussissent à obtenir une formidable originalité, mais aussi une véritable cohésion, ce qui n’est pas évident quand on décide, comme ils l’ont fait, d’évoluer dans un registre où le rock et la soul se télescopent sur fond de cuivres, de guitare fuzz, d’orgues et autres claviers vintage. C’est donc une sorte de soul garage et psychédélique que le groupe va nous présenter, et en instrumental s’il vous plait, pour mieux nous transporter jusque du côté des lointaines sixties et seventies avec des relents qui font autant penser au surf rock qu’aux meilleures productions de Stax ou de la Motown. Croisement presque contre nature de James Brown, Isaac Hayes, Rufus Thomas et Sandy Nelson, la musique des Dustburds est taillée sur mesure pour les stades mais aussi pour les dancefloors et c’est ce petit côté passe partout qui rend « Use Your Vacation .1 » aussi intéressant, avec cette approche globale qui nous offre l’opportunité de faire le tour du monde en moins de quarante minutes et d’entrer de plein fouet dans le beat, une caractéristique que The Dustburds maitrise sur le bout des ongles et qu’il nous propose d’approcher de très près avec des titres comme « Korla 2000 », un single tout en puissance et en nuances, mais aussi avec « Big Noise In The Jungle », « Adonai », « The Eyes Of Miko Kaji », « Sartakisses Goodbye » et bien entendu « Last Drink In Auvergne » et ses œillades très ouvertes à Georges Brassens. Entre respect, second degré et envie de tout faire péter en un gigantesque feu d’artifice, cette formation pour le moins atypique nous présente une rondelle maquillée comme une voiture volée, mais que l’on finit toujours par reconnaitre tant les ficelles sont à la fois grosses et bien dissimulées. A écouter en à vive allure, et de préférence les cheveux au vent !