vendredi, 22 novembre 2024 Nowhere to hide (Autoproduction – 2024) Durée 47’29 – 11 Titres
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Elle vit à Calgary et a grandi dans les prairies canadiennes, cette immense étendue de terres fertiles de l’Ouest, bercée comme il se doit par une musique directement liée à ses racines rurales, celle portée par des artistes comme The Band, Mavis Staples, Bob Dylan ou encore Elvis Presley. Très vite plongée dans le grand bain de ses propres compositions, Ollee Owens s’est adonnée à la musique comme pour trouver une alternative au quotidien, et malgré une pause d’une quinzaine d’années pour se consacrer à la construction d’une famille, elle n’a jamais renoncé à l’écriture, une occupation qui la conduira à se produire occasionnellement sur scène mais aussi à se lancer bénévolement dans la musicothérapie. Revenue aux affaires il y a une dizaine d’année, la chanteuse se mettra cette fois en tête de faire carrière dans la musique et après quelques belles prestations en live mais aussi deux singles puis un album paru en 2022, elle est de retour cette fois avec un nouvel effort dans lequel ses talents pour le blues et pour la soul sont particulièrement bien mis en valeur. Le temps de huit compositions mais aussi de trois titres empruntés, le tout mis en boite à Nashville et produit par Bobby Blazier, qui se charge au passage de toutes les parties de batterie, Ollee Owens nous laisse entrevoir une musique qui sent bon le naturel, la sincérité et la spontanéité, une musique chaude et colorée où l’on remarque forcément sa vois riche et charnue mais aussi les guitares de Will McFarlane, de Phil Hughley et de Chris Rodriguez, les ivoires de MeMarco Johnson et de Gabe Klein et enfin les basses de Tommy Sims et de Craig Young. Les chœurs particulièrement soignés par Joey Richey, Gene Miller et Minnie Pearl finissent d’emballer le mouvement et c’est une soul pétillante comme du champagne que l’on découvre sur « Nowhere To Hide », avec des titres comme « Solid Ground », « Roots », « Love You Better », « Shivers And Butterflies » ou « My Man » mais aussi comme cette version absolument époustouflante du « Lord Protect My Child » de Bob Dylan. Le ton est donné, il sera soul et blues, et c’est un véritable plaisir que de se plonger dedans sans aucune retenue. |