lundi, 10 mars 2025 Hurricane (Autoproduction – 2024) Durée 49’37 – 12 Titres
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Omniprésent sur les scènes de Nouvelle Aquitaine depuis des années, Peter Cayla s’est construit une réputation de bluesman et de rocker à la force de sa guitare mais aussi de son chant puisqu’il n’avait qu’onze ans lorsqu’il a commencé à écumer tout ce que la région comptait de clubs, de salles et de jams … Disciple de Stevie Ray Vaughan mais aussi des trois King, de Gary Moore ou encore de Joe Satriani, le jeune garçon a longtemps inondé ses prestations de notes jouées avec virtuosité et vélocité et, le temps passant et l’âge aidant, il a fini non pas par s’assagir mais par faire une utilisation plus judicieuse des silences, un art de jouer qu’il nous prouvait une fois encore au début de l’été 2024, période où, en compagnie Philippe Scemama à la basse, Fabien Tournier à la batterie, Alexandre Cantié aux claviers et Didier Mouret à l’orgue Hammond, il dévoilait son nouvel album, « Hurricane ». Véritable formation taillée sur mesure pour la scène, Little Peter & The Mellowtones n’en est pas moins redoutable quand il s’agit de passer par la case studio pour y immortaliser quelques pièces originales qui s’intercalent au milieu des standards du blues, du rock, ou encore de la soul. La section rythmique est redoutable d’efficacité, la voix ajustée au quart de poil, et que ce soit dans les pièces pleines d’énergie ou au contraire dans celles plus tempérées, Little Peter parvient à trouver à chaque instant le très juste équilibre pour donner aux morceaux toute leur saveur et tout leur relief. On saluera forcément les parties de claviers et d’orgues qui tirent encore un peu plus les morceaux vers le haut, et bien entendu tous les petits motifs et effets de manche que le jeune guitariste dépose avec beaucoup de savoir-faire mais aussi avec une bonne dose de parcimonie, finissant de faire de titres comme « Matchbox », « Blues For Stevie », « Boogie Shoes », « Peter Pepper » ou « Miss You » de véritables moments de partage que l’on savoure avec délice. Un dernier « Drinkin’ Bourbon Whiskey » en compagnie du guitariste Paul Val d’Austin, Texas, et c’en est déjà fini d’une cinquantaine de minutes d’un blues riche, moderne et plein de subtilité. On aime ! |