jeudi, 10 juillet 2025 ROCK IN EVREUX HIPPODROME – EVREUX (27) Le 28 juin 2025
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Il est 16 heures, les portes de l’hippodrome s’ouvrent de nouveau. Le public est déjà nombreux pour Uptight, le premier groupe. Très vite, le rythme monte. Pour les amateurs de soul music et de funky music, c’est le paradis. Dès les premières notes, l’énergie contagieuse du groupe a gagné l’auditoire. Sabrina Lebon, au chant, à la danse, assume totalement son rôle de meneuse et crée le contact avec le public qu’elle n’hésite pas à faire chanter sur des morceaux comme « People are you ready ? ». Une ouverture qui donne du punch, de la bonne humeur.

Les trois quarts d’heure de ce set sont maintenant terminés. C’est le retour du DJ, TAD reprend ses manettes et laissera la place à Diva Faune, un groupe rock, composé de trois garçons, Yogan (chant et guitare), Jeremy (claviers) et Valentin (batterie, machines et chœurs).

Les deux premiers morceaux paraissent un peu tranquille après la foudre laissée par Uptight et TAD. Mais cette mise en bouche va vite faire place à un rythme bien plus soutenu, mix de rock, pop, electro. Avec leur énergie débordante, ils vont électriser la foule. Les spectateurs, de tous âges, se sont laissé emporter par l’énergie contagieuse du groupe, se trémoussant au son des mélodies entraînantes. Ce moment de symbiose musicale a rappelé à chacun la magie d’un concert live où l’instant devient unique.

TAD revient pour maintenir le public en forme puis Nada Surf arrive sur la scène. Un groupe new yorkais dont le nom parle à tous depuis longtemps, depuis 30 ans. Français de cœur, Matthew et Daniel, dans un Français parfait, continuent de renouer avec le public hexagonal, se produisant toujours généreusement dans notre pays, leur popularité ne s’étant jamais démentie depuis. Avec un répertoire long comme le bras, ils ne sont pas en manque de morceaux populaires. Le bassiste, Daniel Lorca, clope au bec qu’il jettera négligemment sur le côté de la scène, dreadlocks à la nuque et sourire aux lèvres, semble apprécier ce retour en tournée européenne. Mélodie vitaminée, guitare incisive et le chant de Matthew garde la formule magique de la longévité des américains. Cette fois encore, la magie opérera.

TAD est de retour … Et maintenant, place à la tête d’affiche de la soirée, voire de tout le festival avec Dire Straits Experience. Il y a bien longtemps que le groupe d’origine ne se produit plus sur scène. Chris White, le saxophoniste des débuts du groupe et deux acolytes de l’époque ont décidé de remonter sur les planches et de reprendre les tubes de Dire Straits. Finalement, Chris White sera seul à faire aboutir le projet. Reprendre les morceaux mythiques d’un groupe aussi célèbre que celui-ci n’est pas une tâche simple. Il faut trouver les bons musiciens, qu’ils soient à la hauteur. Et là, bravo, c’est une vraie réussite.

Le concert de Dire Straits Experience a été tout simplement remarquable. La performance était d’une grande qualité, fidèle à l’esprit du groupe original. Chris White au saxophone a particulièrement brillé, apportant une touche unique et chaleureuse à chaque morceau. L’énergie sur scène était palpable, captivant le public du début à la fin. Les classiques ont été interprétés avec passion et précision, offrant une expérience mémorable.

La nostalgie était bien là. Le public, les yeux fermés, a fredonné tous les morceaux les uns après les autres, applaudissant généreusement la formation. « Money for Nothing », « Sultans of Swing », « Telegraph Road », « So Far Away », « Romeo & Juliet », que les morceaux les plus connus. Très belle interprétation même si le jeu de la guitare de Mark Knofpler était différent, la voix de Terence Reis a bien rempli son rôle. Une soirée à ne pas manquer pour tous les fans de Dire Straits.

Difficile de passer à autre chose. TAD y met toute son énergie, sort les effets pyrotechniques et nous emmène vers le groupe suivant, Groundation. Ce samedi soir, l’hippodrome de Navarre s’est transformé en véritable temple du reggae électrique. Formé en 1998, le groupe Groundation, arrivant de Californie, est une des légendes du reggae mondial. Dès les premières notes, l’ambiance était survoltée, chaque vibration résonnant dans le cœur des spectateurs. Une musique oscillant entre reggae et jazz ponctuée d'improvisations vibrantes, accompagnée par la voix très particulière de Harrisson Stafford. Ses acolytes ne sont pas en reste, Marcus Urani (claviers) et Ryan Newman (basse) font partie du noyau dur du groupe. Les autres membres vont et viennent. Du reggae, mais pas que. Un son particulier, des arrangements sophistiqués, des envolées instrumentales qui les différentie des autres groupes de reggae. Et cette voix particulière, voire dérangeante.

La soirée et le festival fermeront leurs portes avec Upsilone et ses platines.
Evelyne Balliner – juillet 2025 |