mercredi, 16 juillet 2025 Koyo (Kuroneko – 2025) Durée 48’35 – 11 Titres
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C’est dans la cité phocéenne que Zar Electrik a vu le jour en 2019, et depuis sa formation, le trio n’a eu de cesse de réinventer les musiques traditionnelles du Maghreb et d’Afrique subsaharienne pour les faire entrer dans l’ère électronique. Avec un nom qui en appelle à une transe rituelle aux effets thérapeutiques, le zar, Anass Zine au chant, à l’oud et au gumbri, Arthur Péneau au chant et à la kora électrique et Did Miosine aux machines et aux synthés nous dévoilent une musique en forme de tourbillon sonore avec des textes en Arabe, en Français ou encore en Espagnol, des paroles posées sur des rythmes gnaouas entêtants pour ce premier album qui est le successeur d’un EP paru en 2023, « Hawa ». Acclamés sur les scènes nationales mais aussi internationales, les trois compères signent avec « Koyo » une œuvre palpitante, un véritable bouillon de culture dans lequel les rythmes traditionnels s’habillent de beats electro et où il est question de sujets graves comme l’exil des populations et de la traversée de la Méditerranée par des Humains en quête d’une vie meilleure, comme le besoin d’une identité forte et d’une véritable reconnaissance. Entre titres enjoués et morceaux d’une rare profondeur, « Koyo » est un plaidoyer pour une Afrique libre, forte et digne, un cri du cœur en forme de cri d’amour qui transperce l’auditeur au travers de compositions comme « Berma Soudan », « Babord », « Chouf Enour », « Forest Sound » ou encore « Choukrane Likoum ». On navigue à vue entre deux époques, entre deux mondes, laissant le soin aux instruments de demain de venir habiller ceux d’hier ou même d’avant-hier pour en faire des notes élégantes, troublantes parfois. Un artwork qui pend aux tripes pour finir d’emballer la rondelle et voilà Zar Electrik qui revient en force avec un album qui devrait réussir à porter le groupe vers de très hauts sommets. Déjà dans les bacs ! |