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EMERALD MOON pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
samedi, 19 juillet 2025
 

The sky’s the limit
(InOuïe Distribution – 2025)
Durée 55’18 – 12 Titres

https://www.emeraldmoonmusic.com 

A l'heure où le rock se cherche un nouveau souffle, Emerald Moon impose sa signature sonore, un mélange incandescent de riffs vintage et d'une énergie résolument actuelle. Fondé autour de musiciens aguerris, le quintet ressuscite l'esprit des années 70, tout en le propulsant dans une nouvelle ère et c’est portée par la voix envoûtante de Vanessa Di Mauro que la formation délivre un son riche, organique, où les guitares de Fabrice Dutour et Michaal Benjelloun dialoguent en parfaite symbiose. François C. Delacoudre à la basse et Laurent Falso à la batterie assurent une section rythmique aussi solide que groovy et c’est avec « The Sky’s The Limit », un album en forme de manifeste rock paru juste avant l’été, qu’Emerald Moon incarne cette ambition de proposer un voyage musical entre ciel et terre, entre passé glorieux et futur audacieux. Puisant dans l’héritage du rock des années 70, entre blues, hard rock, folk et une pointe de psychédélisme, le groupe évite le piège de la nostalgie pure pour proposer une vision résolument vivante et actuelle d’un genre où, avant lui, avaient brillé des légendes comme Led Zeppelin, Thin Lizzy ou encore Bad Company. Dès les premières mesures de « Rock’n’Roll Soul », le ton est donné, riffs acérés, énergie contagieuse, et bien évidemment la voix habitée de Vanessa Di Mauro qui impose son empreinte dès la première note. A ses côtés, la paire de guitaristes brille par des échanges fluides et inspirés, tandis que la section rythmique tisse un socle solide, groovy et instinctif. Des titres comme « What You’re Told », avec ses accents à la Thin Lizzy, ou « Devil Woman », plus brut et frontal, montrent la polyvalence du groupe. On s’attardera encore sur « Worry », une ballade bluesy d’une belle intensité vocale, et sur « Shrinking Violet (Part 1) », un moment suspendu entre folk acoustique et mélancolie planante, mais aussi sur des pépites bien rock comme « Devil Woman », « Where There’s A Will, There’s A Way » ou encore « Cruel To Be Kind. A la fin de la route, « Hummingbird (Waiting For You) » laissera l’auditeur sur une note douce et poétique, preuve que la puissance peut aussi rimer avec subtilité. A la fois maitrisé et généreux, « The Sky’s The Limit » marque la naissance d’un groupe à suivre de très près, une formation qui ne copie pas ses influences mais qui les incarne vraiment.