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HOT CHICKENS pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
jeudi, 07 août 2025
 

Rock’n’roll vendetta
(Autoproduction – 2025)
Durée 39’31 – 13 Titres

https://www.hotchickens.org 

Fondé en 1999, le groupe Hot Chickens incarne la fougue du rock’n’roll originel au travers d’une musique mêlant passion, virtuosité et un attachement profond aux sonorités des années 40 et 50. Sous l'impulsion du chanteur et contrebassiste Hervé Loison, connu également sous le nom de Jake Calypso, le trio prend vie avec Thierry Sellier à la batterie et Didier Bourlon à la guitare, remplacé en 2008 par Christophe Gillet. A travers une carrière marquée par l’exubérance scénique et un respect sincère des pionniers du genre, Hot Chickens développe une identité musicale singulière tout en puisant ses influences dans le rockabilly, le blues et la country, avec de vibrants hommages à Gene Vincent, Johnny Burnette, Little Richard ou encore Buddy Holly. Après sept albums et une centaine de concerts chaque année en France et en Europe, après des scènes partagées avec Chuck Berry, Ten Years After ou encore Slim Jim Phantom, le trio revient avec un nouvel effort enregistré à la maison, au Shack, un album qui réveille les esprits, qui secoue les conventions, et qui rappelle que le rock’n’roll n’est pas mort. Dès les premières secondes de « See See Rider », on sent que cette « Rock’n’Roll Vendetta » sera sans compromis. C’est brut, nerveux, incisif, on est en terrain pur, vintage, mais jamais passéiste. L’album navigue avec une aisance folle entre compositions et reprises audacieuses, « Until We Die » suinte le pub-rock à la Dr. Feelgood, « Je ne laisse pas tomber » rugit en français dans une veine qui ferait rougir Johnny Hallyday et « J’écoute Eddy » touche en plein cœur les nostalgiques de Schmoll. Chaque morceau semble porter la mémoire du rock sur ses épaules, tout en y inscrivant la signature des Hot Chickens. Côté reprises, on frôle l’irrévérence délicieuse avec « In My Way », revisité avec une tendresse inattendue, qui contraste avec « Old Black Joe » qui devient presque une danse de fantômes Teddy Boy. Quant à « A crédit et en stéréo », clin d’œil franco-américain à « No Particular Place To Go », c’est un petit bijou de traduction intelligente et de fun assumé. On en passe encore par un hommage à Didier Bourlon, guitariste originel du groupe disparu cette année qui avait écrit « Made In France », repris par les Hot Chickens avec en final sa voix et sa guitare et on salue bien bas un album coup-de-poing, qui crie haut et fort que l’authenticité ne mourra jamais. Les Hot Chickens ne cherchent pas à plaire : ils jouent comme s’ils avaient du feu dans les veines. Et nous, on leur dit merci.