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THE NAME DROPPERS pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
lundi, 11 août 2025
 

Cool blue shoes
(Horizon Music Group – Blind Raccoon – 2025)
Durée 31’58 – 10 Titres

https://www.thenamedroppers.net 

Originaires du Connecticut, The Name Droppers sont des artisans du son, des vétérans de la scène musicale américaine, réunis par l’amour du blues et la passion du groove. Formé autour de musiciens au pedigree impressionnant, anciens sidemen de Charlie Karp, Michael Bolton et Johnny Winter, le quartet peut compter sur l’efficacité de Rafe Klein aux guitares, Ron Rifkin aux ivoires, Scott Spray à la basse et, last but not least, Bobby T. Torello à la batterie pour incarner une alchimie rare entre technicité et authenticité. Au fil de leurs quatre premiers albums studio, les Name Droppers ont façonné un son qui fusionne le blues classique, le rock rugueux et une pincée de soul, chaque morceau s’apparentant à une plongée dans un univers sincère, porté par des musiciens dont la réputation n’est plus à faire mais qui n’ont jamais cessé de jouer comme si c’était la première fois et qui préfèrent laisser parler les amplis plutôt que les égos. Avec « Cool Blue Shoes », les Name Droppers livrent un cinquième opus mûr, viscéral et solidement enraciné dans le blues contemporain, tout en osant flirter avec le rock rugueux et des touches de soul vintage. Dès les premières mesures de « Killing Floor », reprise musclée de Howlin' Wolf, on comprend que les Name Droppers n'ont rien perdu de leur mordant, avec un Bobby T. Torello qui frappe avec une intensité brute, tandis que Scott Spray impose une ligne de basse charnue et bien en place. Le tittle track, « Cool Blue Shoes », synthétise l’ADN du groupe avec une élégance désabusée et est sans le moindre doute la pièce maîtresse de l’album. Ron Rifkin se démarque sur « Be Alright » et « Keep Pushin’ », apportant une sensibilité soul qui nuance l’ensemble. L’écriture reste l’un des points forts du groupe et Klein jongle avec les registres entre introspection, humour caustique comme sur « Think Yiddish » et spiritualité feutrée sur « Out Of This Blue », un duo avec Simone Brown sur lequel on remarquera également le saxophoniste Bill Holloman. On ajoute une production assurée par Vic Steffens et un mixage qui respecte l’espace sonore de chacun en évitant les écueils d’une surproduction aseptisée et on obtient un album qui ne cherche pas à séduire par la nouveauté mais par la vérité du son et du vécu, un disque sincère, rugueux et profondément humain.