samedi, 16 août 2025 Grease bucket (FabTone Records – 2025) Durée 38’05 – 10 Titres
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Avec sa guitare vintage et son groove incandescent, Gwyn Ashton incarne l’âme du blues moderne, celui qui franchit les frontières sans jamais perdre ses racines. Originaire du Pays de Galles, élevé en Australie, le guitariste a depuis longtemps conquis les scènes internationales grâce à son style très personnel, une fusion de Delta blues, de rock roots et de boogie sauvage. Fort de plus d’une dizaine d’albums à son actif, dont le poignant « Mojosoul » paru en 2023, Gwyn Ashton s’impose comme un artiste sans compromis, capable d’enflammer une salle avec une National de 1930 ou de faire vibrer les murs avec une distorsion rageuse. Sur scène, il a partagé l’affiche avec Buddy Guy, Mick Taylor ou encore Joe Bonamassa, tout en gardant une signature sonore bien à lui, rugueuse, brûlante et pleine de souffle. Avec « Grease Bucket », Gwyn Ashton signe un retour flamboyant au blues rock en trio pour la première fois depuis 2012, renouant avec l’énergie brute qui avait marqué ses débuts. Ce nouvel opus est une décharge électrique de riffs saturés, de grooves poisseux et de solos incandescents et dès l’ouverture avec « Something That The Cat Dragged In », Ashton impose un son rétro et musclé, évoquant les grandes heures du blues des années 60-70. Les titres comme « Evil Child » et « Self-Isolation Blues » flirtent avec les influences texanes, tandis que « Green Light Blues » s’enfonce profondément dans un groove hypnotique un peu long mais totalement irrésistible. La production est volontairement rugueuse, laissant la place à une guitare sale et expressive, soutenue par la basse de Chris Lambden et la batterie de Paul Wheeler. Le morceau « Down & Dirty » porte bien son nom, c’est un concentré de tension et de sueur, taillé pour les jams scéniques. Le final, « Blues For The Tortured Soul », est un sommet d’intensité, où la guitare d’Ashton dialogue avec une basse dansante et une batterie nerveuse. Au bout de la route, « Grease Bucket » se révèle être un album qui sent la poussière, la bière tiède et les amplis à lampes. Gwyn Ashton prouve qu’il n’a rien perdu de sa fougue, et que le blues, quand il est joué avec le cœur, n’a pas besoin d’être poli pour être puissant. A découvrir dans les bacs dès le 12 septembre ! |