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TEXAS HEADHUNTERS pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
lundi, 25 août 2025
 

Texas Headhunters
(Blue Elan Records – 2025)
Durée 40’14 – 12 Titres

https://txhh.live 

Nés d’une passion commune pour le blues authentique et d’une amitié forgée sur les scènes d’Austin, les Texas Headhunters réunissent trois figures emblématiques de la guitare texane, Ian Moore, Johnny Moeller et Jesse Dayton. Chacun d’eux a suivi son propre chemin, mais tous ont été marqués par l’influence du légendaire Clifford Antone, mentor de plusieurs générations de musiciens et fondateur du mythique club Antone’s. C’est en 2025 que l’idée de créer un projet qui célèbre l’héritage du blues texan tout en le propulsant vers l’avenir prend forme. Inspirés par l’album culte « Showdown! » d’Albert Collins, Johnny Copeland et Robert Cray, les trois guitaristes décident de s’unir pour enregistrer un disque sans artifices, brut et sincère. En cinq jours seulement, ils mettent en boîte douze morceaux au Pedernales Studio de Willie Nelson, dans les collines du Texas. Le résultat ? Un album qui respire la sueur, la poussière et la magie des amplis à lampes. Chaque titre est une plongée dans l’univers de l’un des membres, les riffs tranchants d’Ian Moore, les histoires poignantes de Jesse Dayton et le groove implacable de Johnny Moeller. Il y a des albums qui sentent la poudre dès les premières notes, et « Texas Headhunters », le premier opus éponyme du trio en fait partie. Dès l’ouverture, « Pocket » nous plonge dans le groove sec et nerveux d’Ian Moore. Sa guitare mord, sa voix caresse, et l’on comprend vite que ce n’est pas un simple projet parallèle mais bel et bien une rencontre au sommet. Vient ensuite « Maggie Went Back To Mineola », ballade cinématographique signée Jesse Dayton, qui raconte les routes poussiéreuses, les amours perdues et les rédemptions impossibles. On y sent l’influence de Townes Van Zandt autant que celle de Waylon Jennings. Johnny Moeller brille quant à lui sur « Everybody Loves You (When You’re Down) », un blues lent et poisseux, porté par une guitare qui pleure sans jamais geindre. Le guitariste joue comme il respire, avec une économie de moyens qui fait mouche à chaque mesure. La suite est tirée du même tonneau et ce qui rend l’album si captivant, c’est son formidable équilibre. Chacun des trois musiciens a son univers, sa voix, son style, et pourtant l’ensemble sonne comme une évidence. Pas de duel d’egos ici, mais une conversation musicale où chaque riff, chaque solo, chaque silence a sa place. La production est volontairement minimaliste, sans overdubs et sans ajouts superflus. On entend les amplis grésiller, les cordes claquer, les voix vibrer. C’est du blues joué comme il doit l’être, en direct, avec le cœur et avec les tripes, pour donner naissance à un album qui regarde la musique droit dans les yeux et qui ne manque pas de choses à lui dire. Dans les bacs depuis le 22 aout !