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MIKE HENDERSON pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
samedi, 30 août 2025
 

Last nite at the Bluebird live
(Qualified Records – Blind Raccoon – 2025)
Durée 44’04 – 9 Titres

https://www.mikehenderson.com 

Figure incontournable de la musique roots américaine, Mike Henderson est né en 1953 à Independence, Missouri, et a été un auteur-compositeur-interprète et guitariste américain reconnu pour son travail dans les genres country, blues et bluegrass. Il débute avec le groupe de blues The Bel Airs, puis s’installe à Nashville où il écrit pour des artistes majeurs comme Trisha Yearwood, Patty Loveless et les Dixie Chicks. En 1994, il sort son premier album solo, « Country Music Made Me Do It », salué pour son authenticité. Il est également cofondateur du groupe de bluegrass progressif The SteelDrivers, avec lequel il collabore jusqu’en 2011, notamment aux côtés de Chris Stapleton. Guitariste slide virtuose et auteur respecté, Henderson s’est éteint en 2023 à l’âge de 70 ans et a laissé une empreinte durable sur la musique américaine. Il y a des albums qui sonnent comme des adieux, et d’autres qui résonnent comme des célébrations. « Last Nite At The Bluebird Live », ultime témoignage de Mike Henderson, est les deux à la fois. Capté dans l’intimité du mythique Bluebird Café de Nashville, ce live posthume est une lettre d’amour au blues, au boogie, et à cette musique viscérale qui ne triche jamais. Dès les premières notes de « Weepin' And Moanin' », on est happé par la chaleur du lieu, les applaudissements feutrés, les silences complices. Henderson ne joue pas pour impressionner, il se donne entièrement et sans compter. Sa slide guitar rugit, pleure, caresse, et sa voix, éraillée par les années et les nuits sans sommeil, nous parle droit au cœur. L’album enchaîne les pépites avec une fluidité désarmante, « Matchbox » rend hommage à Carl Perkins avec un boogie nerveux, « Too Much Alcohol » fait danser les fantômes du Delta et « Gimme Back My Wig » nous rappelle que le blues peut être drôle, sale et irrésistible. On s’attardera encore sur « One Room Country Shack », un morceau hypnotique où chaque note semble suspendue dans le temps, mais au-delà des titres, c’est l’ambiance qui fait de cet album une œuvre à part. On y sent la sueur, les regards échangés entre musiciens, la communion avec le public. C’est brut, c’est vrai, et c’est beau, un peu comme un cri du cœur, un dernier tour de piste sans fioritures. Mike Henderson y apparaît dans toute sa splendeur, généreux, habité, et profondément humain. Un disque à écouter fort, les yeux fermés, comme on écoute un ami nous raconter ses histoires au coin du feu …