mercredi, 03 septembre 2025 Need to know (Qualified Records – Blind Raccoon – 2025) Durée 43’18 – 13 Titres
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Musicien, chanteur et ingénieur du son né à Nashville, Tennessee, Yates McKendree est le fils du claviériste et producteur Kevin McKendree, et c’est dans le studio familial, The Rock House, qu’il a grandi et développé très tôt ses talents. Autodidacte, il maîtrise la batterie, le piano, la guitare et l’orgue dès l’enfance, se produit sur des scènes prestigieuses comme le Ryman Auditorium et participe à des tournées internationales. Récompensé à seulement 17 ans par un Grammy Award pour son travail sur l’album « Tall, Dark & Handsome » de Delbert McClinton, je jeune prodige sortira en 2022 son premier album solo, « Buchanan Lane », s’attirant les louanges de la critique et se retrouvant naturellement nommé aux Blues Music Awards. Grand adepte des instruments vintage pour capturer au mieux un son authentique, Yates McKendree adopte un style qui rend hommage au blues traditionnel, celui de B.B. King et de T-Bone Walker, mais en le rendant émotionnellement accessible et pertinent pour mieux le faire découvrir aux nouvelles générations. Trois ans après avoir enflammé les bacs, le jeune homme de 23 ans revient avec « Need To Know », un album qui confirme son statut de génie du blues roots. Produit par son père, cet opus est une déclaration d’amour à la musique authentique, sans artifices ni retouches numériques. En treize titres, dont cinq originaux et huit reprises impressionnantes de réalisme et d’originalité, l’album mêle intensité émotionnelle et virtuosité instrumentale. Yates y joue de la guitare, de la batterie, de la basse, de la contrebasse et de l’orgue avec une aisance bluffante et donne le ton dès le morceau d’ouverture, « Burning Tears », un blues incandescent porté par une voix pleine de maturité et une guitare qui respire la sincérité. L’ensemble de l’album est traversé par une exigence de vérité sonore, captée dans les conditions live du Rock House Studio, et on soulignera forcément des pièces comme « Run It In The Ground », « I Don't Care », « Something You Got », « Ode To Billy Joe » ou encore l'instrumental « Tide » qui referme l'opus sur une touche un peu tribale de toute beauté. Pas de fioritures, juste du blues pur jus, joué avec le cœur et les tripes, pour un album à écouter fort, très fort, et comprendre que le blues n’est pas mort mais qu’il a juste changé de génération ! |