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JOHN CHRISTOPHER MORGAN pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
lundi, 08 septembre 2025
 

Right on time
(Blind Raccoon – 2025)
Durée 44’40 – 13 Titres

https://www.facebook.com/profile.php?id=61577322175813 

Batteur, chanteur et compositeur, John Christopher Morgan est originaire de Detroit et a grandi dans une famille baignée de musique avec une mère percussionniste, un père professeur, des frères musiciens … Très tôt, il se passionne pour la batterie et fait ses armes dans les clubs de blues et de jazz. Dans les années 70, il tourne en Europe, joue au Montreux Jazz Festival aux côtés de Weather Report et Willie Bobo, puis revient aux États-Unis pour accompagner Johnny Thunders, Wayne Kramer ou encore Mitch Ryder. Installé à Los Angeles depuis les années 90, il devient un sideman recherché, notamment dans le circuit blues californien. Bien décidé à sortir de l’ombre avec « Right On Time », son premier album solo, il se jette cet année dans le grand bain et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il arrive à point nommé avec treize titres, dont neuf compositions originales, le tout porté par une production soignée signée Ralph Carter (Sugaray Rayford, Eddie Money). Morgan y dévoile une palette musicale riche, entre blues roots, soul vintage, rock old school et touches jazzy et dès les premières mesures de « Vidalia », on est embarqué dans un train imaginaire qui traverse le Sud profond, porté par la guitare d’Albert Lee et une rythmique souple et élégante. Le ton est donné, l’artiste aime les histoires, les ambiances, les clins d’œil. Sur « Trouble Is My Business », il joue la carte du surf-rock avec humour et mordant, tandis que « Bad Is Bad », reprise de Huey Lewis, devient un shuffle blues savoureux grâce à l’harmonica de RJ Mischo. On croise régulièrement des invités de prestige tels que Franck Goldwasser, Marcella Detroit, Zach Zunis, Viva Vinson ou encore Jamie Wood, chacun apportant sa couleur musicale sans jamais voler la vedette à John Christopher Morgan qui reste le fil conducteur de cet album généreux. On soulignera encore « Let The Kids Dance », un superbe hommage à Bo Diddley, et « The Jeweler’s Daughter », une ballade blues pleine de tendresse et d’ironie. A plus de 70 ans, John Christopher Morgan prouve qu’il n’est jamais trop tard pour prendre le micro et raconter sa propre histoire, et franchement, on a envie de l’écouter encore longtemps !