samedi, 27 septembre 2025 Bad mojo (Autoproduction – 2025) Durée 31’48 – 10 Titres
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Nelson Breyten Ritmanic, alias Nelson B. le Bronx, est un jeune musicien montreuillois de 27 ans, d’origine franco-croate. Son parcours musical est aussi éclectique qu’intense puisqu’il a débuté dans la musique classique, chantant au sein de la Maîtrise des Hauts-de-Seine et jouant du violon à l’Opéra de Paris. Mais très vite, il bifurquera vers des sonorités plus rugueuses, inspiré par des figures comme Robert Johnson, Tom Waits ou Townes Van Zandt. Son univers musical mêle blues, folk, country et bluegrass, avec une touche personnelle qui fait vibrer les racines américaines à travers une sensibilité européenne. En 2023, il lance son projet solo avec l’EP « Concrete County », salué pour son authenticité et sa profondeur. Il partage la scène avec des artistes comme Sanseverino, Bob Wayne ou Johnny Montreuil, et se forge une réputation de performeur habité. En 2025, Nelson B. le Bronx frappe fort avec « Bad Mojo », un album qui secoue les codes du blues roots et les réinvente avec une intensité rare. Dès les premières mesures, on sent que quelque chose brûle sous la surface, une voix grave, rauque, qui semble avoir roulé dans la poussière des bayous, et des arrangements ciselés comme du bois brut. Le line up avec Thomas Lauret au violon, Jojo à la basse, Natalé à la batterie et Kik Liard à l’harmonica est d’une efficacité redoutable. Le violon oscille entre rage et mélancolie, la basse ancre les morceaux dans une pulsation tellurique, et Nelson B. chante comme on parle à un ami, avec colère, tendresse, dérision. Chaque morceau est un fragment de vie, une confession sans filtre, une errance mise en musique. Parmi les pépites de l’album, on soulignera « A Silence Shall Count As A Lie », qui ouvre l’album avec une tension poignante, « Hear Me Roar », en duo avec Dear Adèle, qui mêle puissance vocale et fragilité, ou encore « Concrete Songbird », véritable ballade de fin de nuit où la voix se fait murmure … « Bad Mojo » ne cherche pas la perfection mais vise plutôt l’émotion brute. C’est un album à écouter au cœur de la nuit, sur une route sans cartographie trop précise. Nelson B. ne cherche pas à copier les traditions américaines, il se les approprie, les transforme et les confronte à son vécu. Et c’est cette forme de sincérité qui fait de « Bad Mojo » une œuvre précieuse, à la fois rugueuse et lumineuse. Déjà disponible ! |