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THE ZAC SCHULZE GANG pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
dimanche, 28 septembre 2025
 

Straight to it
(Ruf Records – 2025)
Durée 37’48 – 11 Titres

https://www.zacschulzegang.rocks 

Formé en 2020 à Gillingham, dans le Kent, The Zac Schulze Gang est un power trio explosif qui fusionne le blues et le rock avec une palette d’influences allant du punk au funk, en passant par le jazz, la soul, le metal et même la pop. Le groupe est composé de Zac Schulze, guitariste virtuose et chanteur principal, dont le jeu de guitare fulgurant évoque Rory Gallagher et Wilko Johnson, de Ben Schulze, batteur percutant et frère de Zac, garant du groove et de la puissance rythmique, et enfin d’Ant Greenwell, bassiste et chanteur dont la présence scénique et la précision complètent à la perfection l’alchimie du trio. L’histoire du groupe commence pendant la pandémie, lorsque Zac découvre une vidéo de Rory Gallagher interprétant « Bullfrog Blues », un moment qui déclenche une révélation artistique qui pousse les frères Schulze à fonder leur propre gang musical. Très vite, ils se forgent une réputation de "road warriors", enchaînant plus de 250 concerts par an à travers l’Europe, le Royaume-Uni et même les États-Unis. Leur énergie scénique les propulse sur des scènes prestigieuses comme le Crossroads Festival d’Eric Clapton à Los Angeles, et leur talent est reconnu par plusieurs distinctions, notamment aux UK Blues Awards. Il y a des albums qui claquent comme une porte qu’on aurait trop longtemps laissée entrouverte, et « Straight To It », le premier opus du trio britannique, fait partie de ceux-là. Pas d’intro pompeuse, pas de ballade larmoyante pour amadouer l’auditeur, ici, on entre direct dans le vif du sujet, et ça fait du bien. Dès « The Rocker », le ton est donné, avec des riffs nerveux, une batterie qui cogne, une basse qui groove … Le morceau est une décharge d’adrénaline, quelque part entre Rory Gallagher et les premiers Dr. Feelgood. C’est un titre qui ne cherche pas à réinventer le genre, mais à lui rendre ses tripes, et il y parvient. Sur « High Roller », le gang pousse le curseur vers le punk-blues, avec une urgence presque garage. « Angeline » et « Betterland » offrent une respiration plus mélodique, flirtant avec la power-pop sans jamais perdre leur mordant. Mention spéciale à « I Won’t Do This Anymore », où l’harmonica de Nigel Feist vient salir le son comme il faut. C’est gras, c’est bon, c’est vivant. Sous la houlette d’Ian Sadler, la production reste fidèle à l’esprit live du groupe. Pas de surmixage, pas de vernis inutile, « Straight To It » sonne comme un concert dans un club moite, avec les amplis qui saturent et les corps qui vibrent. C’est ce qu’on attend d’un premier album, de l’authenticité, du feu, et une promesse. Au bout de la route, « Straight To It » n’est pas un disque de blues pour puristes mais plutôt une pure pépite de rock’n’roll teintée de blues, un cri du cœur, une claque sonore. Et dans un paysage musical souvent trop lisse, cette rage-là est précieuse. Dans les bacs européens dès le 26 septembre !