mercredi, 01 octobre 2025 Sur les pavés de mon enfance (Collectif Coqcigrue – L’Autre Distribution – 2025) Durée 56’44 – 12 Titres
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Armande Ferry-Wilczek est une artiste plurielle, à la fois chanteuse, compositrice, violoncelliste et guitariste. Diplômée du CFMI de Tours en 2010, elle débute sa carrière musicale au sein du groupe de musiques du monde Madera Em en 2011, puis dans le duo folk-instrumental Jane Is Beautiful, avec lequel elle sort l’album « Elle fend l’eau » en 2018. Elle participe également au trio vocal féminin Unio, avant de se lancer pleinement en solo. Son premier album personnel, « Qui naît dort plus », paraît en 2021, réalisé avec le compositeur galicien Antonio Placer. Ce dernier collabore à nouveau avec elle pour son second opus, « Sur les pavés de mon enfance », sorti le 29 août dernier. L’artiste y affirme une voix singulière dans le paysage de la chanson française, mêlant poésie, engagement et une richesse musicale impressionnante. Avec ce nouvel effort, Armande Ferry-Wilczek signe un disque d’une intensité rare, à la croisée de la chanson française, du jazz, du fado et des musiques du monde. Composé de douze titres, dont dix écrits par Armande elle-même, l’album est un voyage introspectif et sensoriel, porté par des arrangements somptueux signés Antonio Placer. Chaque morceau est un pavé fleuri, une mémoire vivante avec les douleurs, les doutes, les joies et les rencontres qui s’y entremêlent. On y croise les ombres de Nougaro avec « Poupée saturée » et « Il pleut, j’ai mal aux yeux », de Barbara avec « Ode à ton départ » et « J’ai quelque chose à te demander », et même d’Allain Leprest avec « Putain de jugement ». L’instrumentation est foisonnante avec cordes, piano toy, bandonéon, palmas andalouses, etc., et chaque arrangement est pensé comme une extension émotionnelle du texte. Armande Ferry-Wilczek ne chante pas seulement, elle incarne, elle raconte, elle partage sans pathos les vicissitudes de l’âme humaine au travers de morceaux comme « Migre-haine » ou « Dans ma tête tu traînes ». L’album est aussi une ode au cheminement personnel, inspiré par le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle que la chanteuse évoque comme une métaphore de la quête intérieure. « Grenoble, je t’aime déjà » et bien entendu « Bocadinho », un poème en Portugais de Loïc Da Silva, en sont les escales sensibles et lumineuses qui finissent de faire de « Sur les pavés de mon enfance » une œuvre libre, habitée, et profondément humaine. Un album atypique et particulièrement attachant ! |