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FMLH pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
vendredi, 17 octobre 2025
 

Death in paradise
(Autoproduction – 2025)
Durée 43’27 – 10 Titres

https://fmlh.fr 

FMLH, acronyme de Full Moon Little House, est un projet musical singulier né du désir de faire dialoguer musique et image. A la croisée du nu-prog, du post-rock et des textures électroniques, le groupe façonne des paysages sonores évolutifs, immersifs et profondément émotionnels, et puise son inspiration dans des formations telles que Archive, Arcade Fire, Explosions In The Sky ou Radiohead, tout en affirmant une identité propre, à la fois contemporaine et introspective. Sur scène, FMLH se révèle dans toute sa puissance avec un live percutant, sensible, qui convoque les souvenirs enfouis et les émotions brutes. Chaque performance devient une expérience sensorielle, où la musique devient matière, mouvement, mémoire. Le projet s’inscrit dans une démarche artistique globale, où l’image, le son et la narration s’entrelacent pour créer un univers cohérent et envoûtant. Avec « Death In Paradise », FMLH ouvre un nouveau cycle, à la fois plus sombre et plus lumineux. L’album, dont l’artwork évoque une île fantasmée entre rêve et naufrage, explore les tensions entre beauté et chaos, entre paradis perdu et renaissance intérieure. Dès les premières notes, on est happé par une architecture sonore dense et mouvante. Les morceaux s’étirent, se transforment, comme des vagues émotionnelles. Le nu-prog y est sublimé par des touches électroniques subtiles et des envolées post-rock qui rappellent les grands espaces de Mogwai ou les spirales mélancoliques de Sigur Rós. Chaque titre semble raconter une histoire, celle d’un monde en mutation, d’une mémoire qui vacille, d’un espoir qui persiste malgré tout. Les textures sont travaillées avec minutie, les silences sont éloquents, et les crescendos, cathartiques. FMLH ne cherche pas à séduire, mais à bouleverser. Et ça fonctionne. Au bout des près de trois quarts d’heure que dure l’effort, « Death In Paradise » s’avère être une œuvre exigeante, mais profondément humaine, qui confirme FMLH comme l’un des projets les plus audacieux et sensibles de la scène indépendante actuelle !