mardi, 28 octobre 2025 The blues is in the house (Blues House Productions – 2025) Durée 32’25 – 10 Titres
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Robbin Kapsalis incarne l’âme du South Side de Chicago, là où le blues coule dans les veines de la ville. Née dans cette atmosphère vibrante, elle a grandi entre les échos de Muddy Waters et les cris de Koko Taylor, avant de s’épanouir dans le terreau musical d’Atlanta. Sa voix puissante et sensuelle mêle la rugosité du blues traditionnel à une énergie contemporaine, évoquant autant Sharon Jones que les grandes dames du Chicago Blues. Pendant plus d’une décennie, elle a dirigé le groupe soul-blues Vintage#18, basé à Washington D.C., avec lequel elle a écumé les scènes nord-américaines et proposé un premier album, « Grit », qui a été nommé aux Blues Blast Music Awards, puis « Soul Shaker » en 2021, qui s’est hissé dans les charts de Living Blues et sur la Rack of Blues de B.B. King's Bluesville sur Sirius XM. Avec « The Blues Is In The House », Robbin Kapsalis signe un retour en solo flamboyant. Enregistré en France, au AGP Studio de Nozay, sous la houlette du maître de l’harmonica Giles Robson, cet effort est un hommage vibrant aux racines du blues, mais aussi à ses propres mentors disparus, Tommy Moses, Mark Chandler et Joe Louis Walker, ce dernier posant une guitare pleine de feeling, comme un dernier clin d’œil, sur le morceau d’ouverture, un titre écrit par Terry Abrahamson qui donne son nom à l’album. L’album navigue entre reprises historiques et réinterprétations audacieuses comme « Up The Line » de Little Walter et Willie Dixon, comme « Lead Me On », popularisé par Bobby “Blue” Bland, qui devient une ballade poignante, portée par les guitares des Nantais Francois Nicolleau et Nicolas Deshayes, ou encore comme « The Comeback » de Memphis Slim ou « Sittin’ On Top Of The World » des Mississippi Sheiks, deux titres revisités avec une fougue qui rappelle les grandes heures du Delta. « Rollin’ And Tumblin’ » d’Elmore James rugit avec une intensité brute, tandis que « Love Hangover » offre une respiration sensuelle, presque soul. « Shake Your Hips » de Slim Harpo finit d’enfoncer encore un peu plus le clou avant que l’on croise le dobro d’Arnaud Fradin sur le titre de clôture, « Gotta Hear The Blues », qui porte la livraison un peu plus loin que la trentaine de minutes de plaisir. La section rythmique avec Arnaud Gobin à la basse et Cyril Durand à la batterie assure une assise solide, et Giles Robson ponctue l’ensemble de ses riffs d’harmonica, comme une voix parallèle au chant de Robbin Kapsalis. La cohérence de l’ensemble est frappante et chaque morceau semble dialoguer avec le précédent, tissant une fresque où le blues est à la fois mémoire et cri du présent, une raison de plus de jeter son dévolu sur un ouvrage disponible depuis le 10 octobre ! |