vendredi, 14 novembre 2025 Top of the Sinaï (JJS Records – 2025) Durée 55’25 – 13 Titres
https://www.childofayin.com
Child of Ayin est un collectif musical qui a vu le jour à Paris et dont le nom évoque les racines mystiques de la lettre hébraïque Ayin, symbole du regard intérieur et de la perception divine. Le groupe se distingue par une approche transversale mêlant gospel, folk, rock psychédélique et une esthétique profondément spirituelle. Leur musique est une invitation à la contemplation, à la révolte douce, et à la réconciliation entre l’ordre et le désordre du monde. Le projet s’est formé autour d’une volonté de fusionner les traditions musicales sacrées avec les langages contemporains, en puisant dans les récits bibliques, les mathématiques sacrées et les expériences humaines les plus intimes. Enregistré entre le mythique Blackbird Studio de Nashville et le vintage Kerwax Studio en Bretagne, leur premier album témoigne d’un engagement artistique total, où chaque détail sonore est pensé comme un vecteur de sens. « Top Of The Sinaï » est un album de treize titres qui trace une ascension mystique vers la révélation. Bien plus qu’un disque, c’est une cartographie émotionnelle et symbolique. Chaque morceau est lié à un chiffre, une vibration, une étape dans le voyage intérieur. Le groupe y explore les tensions entre chaos et harmonie, entre errance et transcendance. Alternant entre chants gospel envoûtants, arpèges folk cristallins et envolées rock puissantes, l’ouvrage s’offre des arrangements riches, parfois cinématographiques, avec des touches de cuivres, de chœurs célestes et de percussions tribales. Child Of Ayin y aborde la quête de sens, la fragilité humaine, la puissance du pardon et la joie mystique. On retrouve dans l’album des allusions à Moïse, aux nombres sacrés, et à la traversée du désert comme métaphore de la vie moderne. L’enregistrement dans des studios de légende donne au disque une texture organique et ample. Le mixage met en valeur les voix, souvent polyphoniques, et les instruments acoustiques, tout en laissant place à des expérimentations sonores audacieuses. La voix et la guitare de Jonathan Sellem, la guitare de Joris Foucault, la basse de Fred Devane, les claviers de Vincent Keyzer et la batterie de Ludovic Diaz parviennent à trouver une parfaite harmonie et donnent à des titres comme « Hell Is Where The Angels Grow », « Mary », « Burn Out », « Make Me Sun » ou « Why Do I Do These Things To Myself » une sorte de montée en tension hypnotique, où les voix s’entrelacent comme des prières, avant de s’évanouir dans un souffle cosmique. Déjà dans les bacs ! |