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MIKE BOURNE BAND pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
samedi, 15 novembre 2025
 

Kansas City O’Clock
(Overton Music – Blind Raccoon – 2025)
Durée 59’57 – 14 Titres

https://www.facebook.com/mikebourneband/ 

Depuis 1998, Mike Bourne incarne une passion contagieuse pour le blues, le jump blues et les racines musicales américaines. Originaire de Kansas City, Missouri, il découvre la guitare à 22 ans et entame sa carrière professionnelle trois ans plus tard. Inspiré par des figures légendaires comme Louis Jordan et T-Bone Walker, Mike Bourne a sillonné les scènes du monde entier, du House of Blues jusqu’aux festivals internationaux de jazz et de blues à Manille. Au fil des années, il a collaboré avec des géants du genre tels qu’Otis Rush, Barrelhouse Chuck et Sam Lay, consolidant sa réputation de musicien authentique et généreux. Après des séjours marquants à Chicago et Atlanta, il est revenu s’ancrer dans sa ville natale, où il a fondé le Mike Bourne Band, aussi connu sous le nom de Kansas City Boogie. Le groupe réunit des musiciens chevronnés comme Jim Beisman aux ivoires, Patrick Recob à la contrebasse, Bryan Herrman à la batterie et Dougan Smith au saxophone. Leur musique, enracinée dans l’héritage du quartier mythique de 18th and Vine, célèbre l’âme vibrante de Kansas City, entre swing, groove et ferveur populaire. Avec « Kansas City O’Clock », Mike Bourne signe un retour aux sources aussi festif que poignant. Ce nouvel opus, sorti chez Overton Music, est une lettre d’amour à sa ville natale, à ses mentors et à l’histoire musicale qui l’a façonné. Dès les premières mesures, l’album nous plonge dans une ambiance effervescente, où le jump blues flirte avec le rhythm’n’blues et le rock roots. Mike Bourne, à la guitare et au chant, mène la danse avec une aisance jubilatoire. Sa voix, chaleureuse et pleine de vécu, évoque les grands blues shouters de Kansas City comme Big Joe Turner ou Walter Brown. Les morceaux s’enchaînent comme une virée nocturne dans les clubs de jazz de la ville avec des cuivres éclatants, des rythmiques bondissantes, des solos de guitare ciselés. On retrouve des invités de marque, dont le guitariste Johnny Burgin et l’organiste Dave Creighton, qui ajoutent une touche vintage et virtuose à l’ensemble. Mais au-delà de la technique, c’est l’émotion qui domine. Mike Bourne rend hommage à ses racines, à ses mentors comme Abb Locke et Lee McBee, et à l’énergie collective qui anime la scène locale. Chaque titre semble dialoguer avec les fantômes bienveillants du passé, tout en affirmant une modernité assumée. « Kansas City O’Clock » est un disque généreux, dansant, et profondément humain. Il réaffirme la place de Mike Bourne comme un passeur de mémoire et un artisan du groove. Un album à écouter fort, avec le cœur ouvert et les pieds prêts à bouger.