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RYAN HARTT pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
mardi, 18 novembre 2025
 

Be about it!
(Far Tone Records – 2025)
Durée 42’31 – 11 Titres

https://www.ryanhartt.com/ 

Ryan Hartt est un harmoniciste, chanteur et compositeur dont la carrière s’étend sur plus de deux décennies. Originaire de la Nouvelle-Angleterre, il s’est imposé comme l’un des artistes blues les plus authentiques et dynamiques de la région. Influencé dès son enfance par les disques de Big Band de son père, Hartt s’est tourné vers le blues, développant un style qui fusionne les grooves de Chicago, le swing de la côte Ouest et une sensibilité contemporaine. Dans les années 1990, il s’installe à Los Angeles pour s’immerger dans le West Coast Blues, jouant aux côtés de figures comme Lynwood Slim, Junior Watson, Rick Holmstrom et Rod Piazza. De retour sur la côte Est en 2000, il fonde Ryan Hartt & The Blue Hearts, groupe avec lequel il tourne intensivement à travers les États-Unis, partageant la scène avec des légendes de l’harmonica telles que Mark Hummel et Rick Estrin. Salué pour sa présence scénique enflammée, sa maîtrise du phrasé et son sens du storytelling, Ryan Hartt franchit un nouveau cap cette année avec la sortie de son premier album solo, « Be About It! ». Avec cet effort, l’artiste signe un album à la fois intime et percutant qui célèbre les racines du blues tout en les réinventant. Enregistré avec une équipe de musiciens triés sur le volet dont les guitaristes Nick Adams, Jad Tariq et Tom Ferraro, le batteur Nick Toscano et le pianiste Brooks Milgate, l’ouvrage respire la complicité et la maturité musicale. « Breakin’ Even » ouvre l’album avec un groove tendu et une voix pleine de vécu, « Queen Of Everything » mêle swing et ironie amoureuse, « Old Habits Die Hard » et « Lonely Hour » plongent dans une mélancolie élégante, portée par l’harmonica plaintif de Hartt, tandis que « Hawaiian War Chant » surprend par son audace rythmique et son clin d’œil exotique. L’ensemble est traversé par une authenticité rare, où chaque note semble tirée d’une vie bien vécue. Ryan Hartt ne cherche pas à moderniser le blues par des artifices, il le rend vivant en y injectant son propre souffle, ses doutes, ses joies, ses nuits blanches. Au bout de la route, on obtient un bel album entre jump, West Coast et Chicago blues dans lequel chaque chanson est une vignette, un fragment de mémoire, une confession déguisée. Ryan Hartt y apparaît comme un conteur plus que jamais maître de son art, comme un bluesman qui ne joue pas le blues, mais qui l’incarne pleinement. A découvrir absolument !