dimanche, 30 novembre 2025 Cran (Autoproduction – 2025) Durée 34’43 – 10 Titres
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Formé en 2013 à Montbéliard, Fallen Lillies est un quatuor féminin qui bouscule les codes du rock français. Composé d’Hélène au chant et aux guitares, Laura aux guitare, Ludivine à la basse et Marine à la batterie, le groupe s’est forgé une identité sonore entre heavy rock, garage et punk, avec une énergie brute et une posture résolument anti-conformiste. Le nom du groupe, inspiré du "Lily of the Valley" anglo-saxon, archétype de la femme soumise et bonne à marier, est un manifeste à lui seul, les Fallen Lillies revendiquent une féminité libre, rugissante, et sans compromis. Après deux EPs remarqués, « Within Wolves’ Den » en 2014 et « Out There » en 2018, elles ont écumé les scènes des festivals majeurs, du Hellfest aux Eurockéennes en passant par le Xtreme Fest et le Festival de la Paille, imposant leur style et leur rage avec panache. Il aura fallu attendre quatre ans depuis « No Master For Lilly » pour que les Fallen Lillies reviennent avec « Cran », un deuxième album qui ne fait pas dans la dentelle. Enregistré à Paris sous la houlette de Fred Duquesne (Mass Hysteria), « Cran » est une déflagration maîtrisée, un cri de ralliement sonore où chaque riff semble vouloir pulvériser les murs du studio. Dès « Basic Body Shaming », le ton est donné, guitares saturées, batterie qui claque comme une gifle, et la voix d’Hélène, rauque et incandescente, qui crache des vérités sans filtre. Le punk est là, tapi sous les couches de hard rock, prêt à bondir. Les titres s’enchaînent avec une cohérence rageuse, taillés pour la scène, pour le headbanging, pour les pogos en Doc Martens. Mais « Cran » ne se contente pas de rugir. Il pense, il revendique. Les Fallen Lillies abordent des thèmes comme l’intégrité, le regard sur le corps, la place des femmes dans le rock, sans jamais sombrer dans le didactisme. Leur chant en Français, loin d’être un frein, devient une arme poétique et politique, qui donne à leur musique une résonance rare dans le paysage anglo-saxon du genre. La production est massive, le mixage chirurgical, et pourtant, rien n’est aseptisé. On sent les tripes, la sueur, les nuits passées à l’Atelier des Môles, les concerts où tout se joue. « Cran » est un album de scène, mais aussi un album de combat. Un album qui ne cherche rien d’autre qu’exister, et qui y parvient avec éclat ! |